N'Guessan Jean Christ Koffi

Côte d’Ivoire : Abidjan, entre poussière, boue et odeurs pestilentielles

 

Côte d'Ivoire : Abidjan, entre poussière, boue et odeurs pestilentielles "crédit photo : Christ Koffi"
Côte d’Ivoire : Abidjan, entre poussière, boue et odeurs pestilentielles « crédit photo : Christ Koffi »

On peut les compter sur les doigts d’une main, les Abidjanais qui se réjouissent d’un climat ou d’un autre, ou qui sont simplement fous de leur ville.

Quand le temps est clément à Abidjan, l’humeur de l’Abidjanais n’en est pas autant car il doit faire face à la poussière. Aussi incroyablement que cela puisse paraître, c’est sur le tronçon urbain des plus 5000 kilomètres de voies bitumées que compte la Côte d’Ivoire que s’élève cette poussière.

Après la pluie, « Dieu merci », devait-on s’attendre de la part de l’Abidjanais qui, en même temps, aurait retrouvé sa bonne humeur. Au contraire, c’est des « M… » qu’il lance à chaque bond car il doit affronter une autre réalité: la boue. Et, sur ce même bitume. Mais où est donc passé notre bitume ? Ou, à quand un nouveau bitume ? Puisque, le bitume n’est éternel, j’imagine.

Que ce soit avec la poussière, ou avec la boue, l’Abidjanais doit faire face à un autre drame. il est, en permanence, et de tout côté, assailli par les odeurs : odeur de tas d’ordures, odeur d’eaux sales et d’immondice s’écoulant sur le bitume, devant des habitations, et dans l’indifférence totale. L’habitude est vraimnt une seconde nature. Et l’Abidjanais, lui, se trouve dans un insidieux étau.

« Qui va nous sauver, ici, à Abidjan ? Qui va nous sauver, ici, à Abidjan », chantait déjà le groupe Zouglou Poussin choc en 1996. Et, moi, je vous renvoie la question : « Qui va nous sauver, ici, à Abidjan ? »

 


Côte d’Ivoire: Abidjan plus que jamais perle des lagunes

Avec la saison des pluies, Abidjan, la belle, la coquette, etc. mérite plus que jamais son petit nom de « perle des lagunes »

Il doit certainement se réjouir dans sa tombe, le père fondateur, car Abidjan est aujourd’hui plus que jamais ce qu’il avait fait d’elle au lendemain de l’indépendance de la Côte d’Ivoire : la perle des lagunes. son seul désarroi doit surement être que ce ne soit pas ses successeurs, disciples, héritiers, fils et assimilés qui s’en chargent, mais la nature. Ou au contraire, doit-il se réjouir que ce soit ceux-ci qui s’en chargent ? Nous le laissons à votre appréciation. Mais dans tous les cas, les personnes qui circulent dans Abidjan auront remarqué qu’après la moindre pluie (or Dieu seul sait à quel point Abidjan est arrosée, surtout cette année), il se forme ici et là sur la chaussée plusieurs démembrements de la lagune Ebrié.

 

 

crédit photo : Christ Koffi
Camion sur une voie d’Abidjan Crédit photo : Christ Koffi

 

Il ne manque plus que les poissons. Ah, nous oublions, il y a les ordures que l’eau a l’amitié de charrier pour nous en débarrasser. Merci madame Pluie.

Il ne manque plus que les bateaux. Ah, mais comment pouvons-nous oublier encore ? Il y a les automobiles. Abidjan est vraiment une ville futuriste et en plein émergeance.

Mais, excepté ceux qui n’ont pas le choix, les automobilistes les plus intrépides d’Abidjan (conducteurs de taxis communs (woro-woro) et de minibus (Gbaka)) ne s’aventureraient pas dans ces pièges à quatre roues, tant la nature a fait du très bon travail à la place des successeurs, disciples, héritiers, fils et assimilés. Mais, heureusement que ceux-là peuvent encore se rendre utiles en créant à coups de stylos magiques, et pour service rendu à la « partie », des districts, des communes, des régions, des ministères.

Et cela, ne fait qu’accroitre à la notoriété des « Abidjan » , perle des lagunes… pour le malheur des Ivoiriens.

 


Côte d’Ivoire, Abidjan, octobre, mois du rosaire ou de lutte contre les idéologie Ebola

 

Chrétiens catholiques faisant le rosaire "crédit photo : Christ Koffi
Chrétiens catholiques faisant le rosaire « crédit photo : Christ Koffi

Comme  pour tous les chrétiens catholiques, le mois d’otobre est également le mois du rosaire pour ceux de la Côte d’Ivoire, et ceux d’Abidjan en particulier. Mais avec le virus Ebola, ce mois prend un autre sens dans une Côte d’Ivoire où la suspiscion et la misère ont la peau dure.

la RNC (radio National catholique a saisi l’opportunité de ce mois pour entrprendre une campagne d’évangilisation sur le thème :  » Venez à moi vous qui peinez sous le poids du fardeau ».

le constat lors de la première journée d’évangélisation qui a eu lieu le 4 octobre à la cathédrale Saint André de Yopougon est que hommes, femmes, jeunes, et même enfants peinent sous le fardeau.

Loin de nier l’implication de forces extérieures dans le malheur des uns et des autres, le célébrant du jour a conseillé toute personne voulant de se libérer de sa souffrance quotidienne de réaliser une introspection. Ainsi, plutôt que de chercher midi à 14 heures, l’on gagnerait à positiver et vivre sereinement chaque jour.

Le plus marquant lors de cette journée a été l’échange de regards pleins de chaleur entre membres de l’assitance, en lieu et place du traditionel serrage des mains. Prescription contre Ebola Oblige. Cet échange de regards, comme pour faire comprendre que cette maladie ne doit pas être un prétexte pour élever des barrières entre individus, entre pays, entre nations etc.

Le principal défi de cette campagne d’évangélisation reste à présent à dépasser le cadre de l’église pour communiquer cette foi en la vie à l’ensemble de la population ivoirienne divisée par la politique et ployant sous le fardeau du quotidien.