La République vue d'en haut http://revedehaut.mondoblog.org La meilleure vue d'une République, c'est d'en haut ! Fri, 23 Aug 2019 12:02:32 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.7.13 La mémoire de l’étoile, Dj Arafat, dévoile des sorciers http://revedehaut.mondoblog.org/2019/08/23/memoire-de-letoile-dj-arafat-devoile-sorciers/ http://revedehaut.mondoblog.org/2019/08/23/memoire-de-letoile-dj-arafat-devoile-sorciers/#respond Fri, 23 Aug 2019 12:02:32 +0000 http://revedehaut.mondoblog.org/?p=1680 Cela fait prêt d’une douzaine de jours qu’à la suite d’un accident de moto nous a quitté le roi du Coupé-décalé, Arafat Dj, de son vrai nom Ange Didier Houon – Père a son âme. Sa disparition est une énorme perte pour la Côte d’Ivoire et le monde des arts musicaux modernes. Elle confirme pourtant la mauvaise foi, voire la méchanceté, que certaines catégories d’individus lui ont montrées de son vivant. Ces adeptes des pratiques secrètes, illicites et effrayantes semblent même utiliser sa disparition tragique à leur profit.

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Arafat Dj en concert au Tchad en 2014. CC wikipédia

Cela fait prêt d’une douzaine de jours qu’à la suite d’un accident de moto  nous a quitté le roi du Coupé-décalé,  Arafat Dj, de son vrai nom Ange Didier Houon – Père a son âme. Sa  disparition est une énorme perte pour la Côte d’Ivoire et le monde des arts musicaux modernes. Elle  confirme pourtant la mauvaise foi,  voire la méchanceté, que certaines catégories d’individus lui ont montrées de son vivant. Ces adeptes des pratiques secrètes, illicites et effrayantes semblent même utiliser sa disparition tragique à leur profit.

Le monde des politiciens

Il n’est un secret pour personne, Dj Arafat avait pour « mentor » un politicien. Mentor ? Disons plutôt vieux-père en nouchi, ou protecteur en français. Ce dernier a même dit de lui : « C’est mon fils », avec ce que cette expression comporte comme sous-entendu en considérant le dense et  particulier contexte culturel et linguistique ivoirien. Enfin soit.

Véritable relation de protection ou pure manipulation par des politiciens   dépassés, mais surtout malins, animés de la volonté de se façonner une image d’officiels branchés devant une jeunesse désœuvrée dont Dj Arafat était l’idole ? Une chose est sûre, cette relation privilégiée n’a pu éviter le drame à l’artiste. Sans que la responsabilité du roi du coupé-décalé soit totalement avérée dans l’accident qui l’a emporté, la protection dont il bénéficiait des politiques  lui semblait une caution à tous les excès, sur la route notamment. « Il était abonné aux frasques, aux parades dangereuses à moto en pleine agglomération, souligne l’hebdomadaire satirique ivoirien L’Eléphant Déchaînésous le regard parfois amusé des forces de l’ordre, dont il ne venait jamais à l’esprit, de peur de représailles diffuses, d’oser la moindre verbalisation contre la star du coupé-décalé. […] À force de tout lui pardonner, déplore encore L’Eléphant Déchaîné, la République a laissé l’artiste, assuré d’une certaine impunité, s’installer dans une vie dangereuse, quasiment tous les dimanches, avec ses parades à moto, sur les voies très fréquentées de la 8e tranche, à Angré. ».  Ces autorités politiques étaient-elles donc vraiment de réels protecteurs pour  l’artiste ? Le fait que le gouvernement n’a  pas spontanément interrompu ses vacances pour l’organisation des obsèques de cette icône de la musique ivoirienne et offrir au plus tôt une sépulture à son corps meurtri par la violence de l’accident qu’il a subi en dit long à ce sujet.

Tweets sur tweets (pour témoigner sa peine depuis son lieu de vacance) comme leur nom l’indique ne sont ni plus ni moins que du bruit. Ces gazouillis ne peuvent valoir le grand attachement que ces tweeteurs prétendaient témoigner à la star de son vivant. Le verset biblique ne semble pas si bien dire : « Et là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (Luc 12, 34).

L’organisation même de funérailles grandioses par le gouvernement ne saurait témoigner suffisament de l’affection pour un artiste qui, dans ses derniers jours, se plaignait auprès de sa grand-mère d’attaques et d’un manque de soutien flagrants pour l’organisation de son concert. La plus grande  reconnaissance serait de faire bénéficier à ses enfants à bas âge d’une prise en charge sociale. Alpha Blondy l’a réalisé pour le fils de son ami, l’homme qui l’a fait, Roger Fulgence Kassy. Pourquoi ceux qui prétendent regretter Arafat Dj et qui en ont les moyens et le pouvoir n’en feraient pas autant pour ses enfants ?

Pseudo croyants et autres serviteurs de Dieu

Ces  catégories d’individus y vont de leurs commentaires au sujet de la disparition  d’Arafat Dj : « Il est mort sans connaître Dieu », entend-t-on de leur part, comme si l’on connaissait la relation personnelle qu’entretenait  cet époux, ce père de famille, cet artiste, ce concepteur, ce créateur, ce  féru de travail, cet homme pas du tout hypocrite, ce chef d’entreprise avec Dieu. Si Dieu ne se trouve pas dans ces différents aspects de sa vie, alors Dj Arafat que  ces gens  prennent plaisir à dénigrer au nom justement de Dieu n’a pas existé. Donc, de grâce, qu’elles se taisent.

Bon, en supposant qu’il n’aurait pas été croyant… qui de ces personnes,  soucieux de son salut et qui le voyait  égaré, a eu l’initiative de porter la Bonne Nouvelle à cette créature de Dieu, comme le commande Jésus à ses apôtres en Marc 16, 15 ? Une chose est certaine, ceux qui pensent créer la peur et augmenter  ainsi leur fidèle en prétendant à travers leur propos que Dj Arafat a eu une fin tragique parce qu’il n’aurait pas été croyant, ces gens mêmes ne connaissent pas encore Dieu. Sinon, en ce moment même, elles se lamenteraient pour ne pas avoir contribué à sauver une âme que, justement par la grâce de Dieu, ils prétendent avoir vu en perdition.

Certains même ont déjà eu la prétention de le juger et de lui prédire l’enfer sans se soucier de la faute qu’eux, pauvres mortels aussi, commettent ainsi en se faisant passer pour Dieu. Un  pasteur, qui a flairé une occasion de faire le buzz en se servant de la dépouille de la pépite de la musique ivoirienne, a même proposé de le ressusciter, avec le secret espoir d’être davantage connu et  sans doute de se faire beaucoup plus de fidèles.

L’artiste  ivoirien éclairé

Un célèbre artiste ivoirien d’une très très grande clairvoyance rappelle avoir mis en garde Dj Arafat contre son irresponsable entourage, que ce dernier allait causer sa « perte ».  Et malheureusement, selon lui, ceux qui étaient avec lui la nuit du drame l’ « ont poussé à ça jusqu’à la dernière minute, jusqu’à le mettre sur une moto sans casque ».

Notre artiste éclairé doit sans doute se réjouir, pour avoir eu raison. Sauf que sur la mémoire d’un défunt, on ne cherche pas à montrer son intelligence ou on ne prouve même pas qu’on avait raison. La sagesse veut qu’on se montre simplement humain ; on s’incline devant la mémoire du défunt, on fait preuve  de compassion et d’empathie pour la famille éplorée. Ce n’est à  l’honneur de personne de ne rien faire pour empêcher un danger qu’on a heureusement pressenti, de s’abattre contre la potentielle victime. Pire, il n’y a rien de digne d’avoir été particulièrement en conflit permanent avec cette personne qu’on dit avoir prévenu du drame, si bien qu’on a contribué à l’isoler davantage, parce qu’on nourrissait le secret espoir d’avoir raison un jour.

Ce comportement cache mal une antipathie née de la jalousie pour  un artiste d’une véritable  spontanéité, d’un naturel et d’un génie fascinants et dont l’aura lui attirait la collaboration de stars et l’amour spontané de millions de fans qu’il appelait affectueusement les chinois.

Seulement, les basses manœuvres contribuent étrangement au rayonnement d’une étoile, surtout quand celle-ci est  montée, définitivement dans les cieux,  rejoindre ses semblables, les anges. Repose en paix Ange Didier Houon, alias Dj Arafat, dit  Daïshikan. Père a ton âme, que tes détracteurs et tes sorciers le veuillent ou pas.

Yako* à  ta femme, à tes enfants, à ta mère, à ta grande famille, aux « Chinois » (tes fans), au monde des arts modernes, à toute la Côte d’Ivoire.

*Sincères condoléances

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La Maison Connectée Des Savoirs (MCDS) de Grand-Lahou récompense ses lecteurs http://revedehaut.mondoblog.org/2019/07/11/maison-connectee-savoirs-mcds-de-grand-lahou-recompense-lecteurs/ http://revedehaut.mondoblog.org/2019/07/11/maison-connectee-savoirs-mcds-de-grand-lahou-recompense-lecteurs/#comments Thu, 11 Jul 2019 02:55:24 +0000 http://revedehaut.mondoblog.org/?p=1660 Ce samedi 6 juillet 2019, la Maison Connectée de Savoir (MCDS), ce tiers-lieu éducatif de la ville de Grand-Lahou, a organisé, dans la joie et la gaieté, une cérémonie de remise de prix aux lauréats des différents concours qu’elle a organisés.

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Installation des lecteurs. Crédit photo :  Aly Badra

Ce samedi 6 juillet 2019, la Maison Connectée de Savoir (MCDS), ce tiers-lieu éducatif  de la ville de Grand-Lahou, a organisé, dans la joie et  la gaieté, une cérémonie de remise de prix aux lauréats des différents concours qu’elle a organisés.

L’orthographe, le dessin et la lecture sont les disciplines dans lesquelles les lecteurs ont composé. Ce sont au total plus d’une centaine d’élèves  du primaire et de la 6ème  qui ont pris part à ces concours.

Le dessin concernait les élèves de niveau CP (Cours Préparatoire) et CE (Cours Élémentaire.). Ceux   des niveaux CM (Cours Moyen) et 6ème se sont en revanche exercés  à l’orthographe.

Les prix varient certes, mais dans l’ensemble, les lauréats ont reçu en récompense de leurs efforts des sacs de sports, des jeux de société, des fournitures scolaires et des livres.

Pour avoir honoré la cérémonie de leur présence, chacun des invités  s’est vu offrir un cadeau de la Maison Connecté des Savoirs et son partenaire, les Éditions Les Classiques Ivoiriens.

Comme le montrent ces images ce fut un moment studieux,  de reconnaissance des efforts fournis, de joie et de gaieté, mais surtout de communion entre jeunes lecteurs, invités et enseignants.

 Les jeunes invités attendent sagement le début de la cérémonie. Crédit photo : A. B.

 

Le manager général de la MCDS entretient les jeunes invités sur les bienfaits de la lecture et les fondements de ces concours. Crédit photo : A. B.

 

Les jeunes lecteurs, très attentifs. Crédit photo : A. B.

 

Emmanuela, la plus brillante de tous, reçoit son prix des mains du patriarche Coulibaly. Crédit photo : A. B. 

 

La codirectrice de l’école Papa Nouveau reçoit symboliquement des cadeaux pour son école; Crédit photo : A. B.

 

Le concours de lecture se déroule séance-tenante. Crédit photo : A B.

 

Chacun des invités à eu droit à un cadeau. Crédit photo : A. B.

 

Photo de famille dans la gaieté. Crédit photo : Aly Badra

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Festival Afropolitain : le slam tout feu tout flamme à l’Institut français d’Abidjan http://revedehaut.mondoblog.org/2019/06/29/festival-afropolitain-slam-feu-flamme-a-linstitut-francais-dabidjan/ http://revedehaut.mondoblog.org/2019/06/29/festival-afropolitain-slam-feu-flamme-a-linstitut-francais-dabidjan/#respond Sat, 29 Jun 2019 17:09:16 +0000 http://revedehaut.mondoblog.org/?p=1646 Dans la soirée du 26 juin 2019, sur la scène de l’Institut français d’Abidjan, les slameurs africains du festival afropolitain ont gratifié les spectateurs de performances remarquables tant par leur style que par les messages véhiculés.

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Dans la soirée du 26 juin 2019, sur la scène de l’Institut français d’Abidjan, le slam était à l’honneur. Les slameurs africains du festival afropolitain ont gratifié les spectateurs de performances remarquables tant par leur style que par les messages véhiculés.

Le slameur ivoirien Kapégique en prestation. Crédit photo : Georges Kouamé

– Le style

Le style était simple, débarrassé de superflu, comme le réclame l’art du slam. Tous accompagnés d’une simple guitare ou d’un piano, nos artistes déclament leur texte poétique. Ceux-ci sont soit dits en Nouchi  pour ce qui est de Kapégique, le slameur ivoirien, soit en français et en langue locale pour les Powets du gabon, pour Marriusca du Congo et pour Kamal du Bénin. Les Powêts par exemple innovent par leur style traditionnel inspiré des remarquables et joyeux conteurs africains.

La simplicité des prestations augmentait le caractère intimiste de cette scène slam. Elle offrait aussi aux spectateurs non seulement de communier avec les slameurs, mais aussi de savourer des textes aux messages forts et variés.

Les Powets du Gabon en prestation. Crédit photo : Georges Kouamé

– Le message

Comme le style, le message est simple et rappelle les besoins essentiels des populations africaines. C’est avant tout pour Kapégique, le slameur ivoirien, la recherche de la paix. Son message est donc une mise en garde contre une  nouvelle guerre civile dans son pays en 2020 à la faveur des prochaines élections présidentielles après celle de 2010 qui a fait plus de 3000 morts. À cet effet Kapégique revisite le  fameux  titre du célèbre artiste congolais Zao :

« La guerre civile, ce n’est pas, ce n’est pas. Quand la guerre arrive tout le monde est cadavré. »

Le message est aussi avec les Powets du Gabon une quête de la différence, de la diversité, et non de la « demoncratie » ou encore de la « démo crass ie », comme ils le slament si bien. Marriusca la slameuse congolaise fait aussi de ce message sa thématique. Elle utilise l’image d’un arc-en-ciel qui n’est plus beau sans sa diversité pour rappeler le besoin des hommes de s’aimer afin de préserver l’humanité.

Le message de Kamal est autant simple que réaliste : le besoin pour les pays africains de ne pas se faire re-coloniser par les Russes et les Chinois après avoir subi la colonisation occidentale. La solution à ce déclin est le travail, selon le slameur béninois.

Style et message sont parfaitement conjugués par ces artistes de génie si bien que les spectateurs en redemandent chaque fois à la fin de leur temps de scène. Vivement la prochaine édition du festival afropolitain. Mais avant découvrez ici des vidéos des prestations de nos slameurs.

Les Powets du Gabon

Festival #afropolitain2019 Les slameur Gabonais, le groupe les #Powets, en plaine prestation.

Publiée par N'guessan Jean Christ Koffi sur Samedi 29 juin 2019

Kapégique de Côte d’Ivoire

#afropolitain2019 Le Slameur ivoirien #Kapégique déclame une #poésie sur la beauté de son pays

Publiée par N'guessan Jean Christ Koffi sur Samedi 29 juin 2019

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Festival Afropolitain : Sandrine Burckel, maquilleuse, milite contre la dépigmentation http://revedehaut.mondoblog.org/2019/06/28/festival-afropolitain-sandrine-burckel-maquilleuse-militante-contre-depigmentation/ http://revedehaut.mondoblog.org/2019/06/28/festival-afropolitain-sandrine-burckel-maquilleuse-militante-contre-depigmentation/#comments Fri, 28 Jun 2019 05:00:54 +0000 http://revedehaut.mondoblog.org/?p=1634 Infirmière de profession, mais qui a le maquillage pour passion, Sandrine Burckel est une jeune femme exposante au festival afropolitain 2019, dans la catégorie art visuel.

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Infirmière de profession, mais qui a le maquillage pour passion, Sandrine Burckel est une jeune femme exposante au festival afropolitain 2019, dans la catégorie art visuel.

La maquilleuse Sandrine Burckel Crédit Photo : Georges Kouamé.

À son stand, pas de photos exposés ni de modèles réels. Juste du matériel et des produits de maquillage. La raison ? Ses visiteurs sont justement ses modèles. Ils sont gratifiés séance tenante d’un make up réalisé par ses  soins. Ce ne sont pas les  mondoblogueurs qui diront le contraire.

Crédit photo : Georges Kouamé

 

Crédit photo : Georges Kouamé

Mais la jeune femme maquilleuse est plus remarquable par la singularité des maquillages qu’elle utilise. À base de produit naturels, notamment le miel, l’huile d’olive, le citron, ils servent, selon elle, à revaloriser la peau noire. Celle-ci, à cause de la dépigmentation est dévalorisée et perds de ses qualités, alors que sans produit éclaircissant, mais simplement entretenue, toujours selon Sandrine,  c’est une peau qui résiste au temps.  Son vieillissement est par exemple beaucoup plus lent qu’une autre peau. Elle tient bon contre les éléments.

Selon la maquilleuse strasbourgeoise d’origine camerounaise, sa propre peau illustre bien ses propos. Et nous le confirmons. Jugez en vous-même par cette vidéo où non seulement elle apparait, mais où elle explique également la cause de son rejet de la dépigmentation.

 

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Reforme de la loi sur la filiation en Côte d’Ivoire : et si on élevait le niveau du débat http://revedehaut.mondoblog.org/2019/06/12/reforme-de-loi-filiation-cote-divoire-on-elevait-niveau-debat/ http://revedehaut.mondoblog.org/2019/06/12/reforme-de-loi-filiation-cote-divoire-on-elevait-niveau-debat/#respond Wed, 12 Jun 2019 07:09:50 +0000 http://revedehaut.mondoblog.org/?p=1629 En plus de "l’intérêt supérieur de l’enfant né hors mariage", les autorités expliquent les reformes sur la filiation par certaines exigences de la société ivoirienne actuelle et le souci de se conformer à « ce qui se fait ailleurs dans le monde dans ce domaine ». Ces justificatifs, qui ne sont pas de plus appuyés d’exemples concrets, ne sauraient à eux seuls expliquer ces modifications. Ils comportent non seulement des limites, mais la reforme en elle-même n’a pas été élaborée dans l’esprit dans lequel elle est supposée se faire ; c'est-à-dire les renforcements, d’abord de l’égalité homme-femme et ensuite de la protection de l’ordre public. Une élévation du niveau du débat sur cette reforme pour éviter d’en faire une triste aventure s’impose. La discussion empêchera ainsi l’inégalité et l’injustice dans le couple, renforcera le rôle de l’institution judiciaire et mettra les personnes en face de leur responsabilité.

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En plus de  « l’intérêt supérieur de l’enfant né hors mariage », les autorités expliquent les reformes sur la filiation par  certaines exigences de la société ivoirienne actuelle et le souci de  se conformer à « ce qui se fait ailleurs  dans le monde dans ce domaine ». Ces justificatifs, qui ne sont pas de plus appuyés d’exemples concrets, ne sauraient à eux seuls expliquer ces modifications. Ils comportent non seulement des  limites, mais la reforme en elle-même n’a pas été élaborée  dans l’esprit  dans lequel elle est supposée se faire ; c’est-à-dire les renforcements, d’abord de l’égalité homme-femme et ensuite de la protection de l’ordre public. Une élévation du niveau du débat sur cette reforme pour éviter d’en faire une triste aventure s’impose. La discussion empêchera ainsi l’inégalité et l’injustice dans le couple,  renforcera le rôle de l’institution  judiciaire et mettra les personnes en face de leur responsabilité.

Groupe d’enfants africains. CC Pixabay.com

1- Inégalité homme-femme et injustices

Corrigeant une injustice vis-à-vis de l’homme, le  nouveau texte prévoit que  « le mari peut, désormais, désavouer l’enfant né dans le mariage s’il prouve qu’il ne peut en être le père. Cela, en se fondant sur les données acquises de la science médicale ». Parallèlement l’homme peut reconnaître son enfant né de son « commerce adultérin », non plus après le consentement de son épouse légitime, mais  après une simple notification de celle-ci par un acte d’un commissaire de justice (un huissier). Ces nouvelles lois comportent des injustices et des inégalités. Elles  vont à l’encontre de l’esprit de renforcement de l’égalité entre l’homme et la femme dans le mariage, qui, selon le gouvernement, aurait motivé ces innovations.

Pourquoi en effet l’enfant de l’épouse dont l’époux doute de la paternité devrait subir des textes ADN qui prouvent qu’il en est le père avant de le reconnaître, alors que ce n’est pas le cas pour l’enfant né d’un « commerce adultérin » de l’homme ?

Autant est reconnu à l’époux le droit de douter de sa paternité, autant l’épouse devrait également pouvoir remettre en question la paternité de son époux au sujet d’un enfant née en dehors du cadre familial légale. La justice voudrait que des tests ADN  soit valables dans les deux cas pour mettre toutes les parties en présence en face de leur responsabilité. Cela, en vue d’une réelle protection de la famille ; de  l’enfant adultérin aussi qui, malgré tout, est un être humain.

2- Respecter la fonction judiciaire

– Ne pas abuser de la justice

L’homme pourrait reconnaitre l’enfant né de son commerce adultérin, comme le souhaite la reforme, après une simple notification de l’épouse légitime par une commissaire de justice.  Mais, l’action de l’huissier dans ce processus ne doit pas constituer d’une part  l’illusion du respect de l’époux infidèle pour son épouse et d’autre part une banalisation de cette fonction judiciaire. Son action se limite en effet uniquement à une notification de la femme, rien de plus. L’on abuse ainsi des services d’un agent de la Justice pour imposer à la femme la traitrise de son époux.

– Le commissaire de Justice doit être au service de la Justice

Le rôle du commissaire de justice dans le processus de reconnaissance de l’enfant adultérin doit être réel et impartial. Son action doit en effet consister à s’assurer de la paternité du père infidèle après réalisation de tests ADN (réalisés aux frais de ce dernier) le prouvant. Si c’est avéré qu’il est le père  de l’enfant né hors mariage comme il s’en réclame, l’huissier devrait alors veiller au  dédommagement de l’épouse par l’époux adultère pour le préjudice morale et psychologique subi. Ces mesures se justifient par le fait qu’au mariage l’homme et la femme se sont juré fidélité et respect. De plus, ces compensations qui ne sont pas nouvelles[1] devraient apaiser la femme. Elle est  non seulement meurtrie par la traitrise de son époux, mais ses enfants nés dans le mariage auront, selon la reforme sur la filiation,  les mêmes droits que l’enfant né de la tricherie de cet époux. Ces règles, dans le fond, sécurisent véritablement le mariage et au-delà l’intérêt supérieur de la famille, première cellule sociale.

3- La responsabilité en vue de la quiétude sociale

–  Mettre le conjoint adultère devant ses responsabilités

L’époux adultère pourrait être tenté de fuir ses responsabilités vis-à-vis de l’enfant né hors mariage en ne le reconnaissant pas par exemple. À ce niveau les tests ADN, réalisés aux frais de l’éventuelle plaignante, son amante, devraient clore le débat et le mettre devant ses obligations vis-à-vis de son enfant adultérin, s’il est prouvé qu’il en est le père. Si c’est le cas, il devra rembourser, à sa maîtresse, une partie  du coût des tests.

L’homme peut aussi  évidemment faire jouer sa liberté en demandant le divorce.  L’épouse aussi d’ailleurs. Dans ce cas, la loi devra garantir une protection totale à l’épouse en sommant l’époux fautif d’assurer  les ressources nécessaires pour l’entretien de  son ancienne conjointe et leurs enfants. Cela, pour l’équilibre de cette famille désormais monoparentale.  Le mari et son épouse étant traditionnellement des partenaires sociaux en Afrique, cette digne assistance devrait symboliquement combler la défection de l’époux.

Pour la gouverne du gouvernement ivoirien, prompt à copier ce qui se fait partout, ces mesures s’appliquent  aussi ailleurs,  notamment dans les États civilisés à travers le monde.

Ne pas faire de l’adultère un délit ne signifie pas l’institutionnaliser

Ces  mesures semblent sévères certes, mais tout est en fait une question de responsabilité, de justice et de bon sens.  Il s’agit de mettre des adultes  en face de leur Responsabilité. Tous ont en effet une obligation de contribution à l’ordre sociale et public.  Et un des obstacles à cette quiétude est indéniablement l’abandon des enfants à la seule charge d’une ancienne épouse. Il y a aussi, en plus des limites de l’assistance sociale, l’incapacité du père de famille nombreuse à assurer ses devoirs de protection  et d’éducation envers ses enfants. Il faut préciser que ces familles trop nombreuses sont le résultat de la polygamie sournoise. Celle-ci résiste au temps, à travers des mariages coutumiers et religieux, sous prétexte que l’adultère n’est pas un délit.  Il n’est pas un crime certes, mais il ne faut pas le banaliser puisqu’il constitue une cause de divorce, de drames et de désordres sociaux

L’adultère  peut simplement être   rendue coûteux, à travers toutes les mesures précédemment évoquées. Cela, pour épargner la société de tous les drames et hontes qui lui sont liés. Non seulement  il ne sera plus à la portée de tous, mais les personnes qui le pratiqueront sauront surtout ce à quoi s’attendre. Les victimes auront également de quoi apaiser leur cœur. Autant de situations qui, au moins, dissuadent  d’être infidèle.

Des hommes seraient même tentés de ne pas se marier officiellement pour jouir d’une certaine liberté matrimoniale. Mais divers avantages sociaux, fiscaux et même financiers accordés aux couples mariés légalement  devraient faire réfléchir ces mâles à deux fois avant de s’engager dans un tel égarement. La sanction en outre de pères incapables de s’occuper d’une progéniture trop nombreuse devrait davantage les dissuader à donner libre cours à leurs pulsions.

En somme, la reforme sur la filiation en Côte d’Ivoire sera salutaire si  elle est vraiment réalisée dans un esprit de Justice. Mais elle le sera surtout en prenant effectivement en compte l’intérêt supérieur de l’institution familiale, première cellule sociale. Dès lors, l’ordre public suivra naturellement, en attendant que les injustices au niveau de la pension de la défunte femme fonctionnaire[2] soient corrigées, pour une véritable égalité homme-femme dans le mariage.

 

[1] En cas de fautes de l’homme vis-à-vis de son épouse, la tradition et le bon  sens aussi d’ailleurs, veut qu’il lui fasse des cadeaux pour l’apaiser.

[2] Le veuf devrait en bénéficier pour l’entretien de la famille, comme cela s’applique également pour la veuve.

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Réforme de la loi sur la filiation en Côte d’Ivoire ou le projet d’une légalisation sournoise de la polygamie http://revedehaut.mondoblog.org/2019/05/24/reforme-de-loi-filiation-cote-divoire-projet-dune-legalisation-sournoise-de-polygamie/ http://revedehaut.mondoblog.org/2019/05/24/reforme-de-loi-filiation-cote-divoire-projet-dune-legalisation-sournoise-de-polygamie/#comments Fri, 24 May 2019 11:41:33 +0000 http://revedehaut.mondoblog.org/?p=1618 Fin mars 2019, le gouvernement ivoirien a adopté des projets de loi relatifs au mariage, à la minorité, aux successions et à la filiation. En dépit de quelques évolutions au niveau des trois premiers, la reforme sur la filiation s’annonce assez complexe. Elle véhicule en effet certaines injustices et pourrait de plus implicitement proclamer une légalisation inavouée de la polygamie en Côte d’Ivoire.

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Fin mars 2019, le gouvernement ivoirien a adopté des projets de loi relatifs au mariage, à la minorité, aux successions et à la filiation. En dépit de quelques  évolutions au niveau des trois premiers, la reforme sur la filiation s’annonce assez complexe. Elle véhicule en effet certaines injustices et pourrait de plus implicitement proclamer une légalisation inavouée de la polygamie en Côte d’Ivoire.

Crédit photo : afro-moderne.mondoblog.org

  • Une reforme patriarcale

La reforme sur la filiation en Côte d’Ivoire répond, selon les autorités, du besoin de ne considérer que l’intérêt supérieur de l’enfant né hors mariage qui « n’est plus, ainsi, comptable des actes de ses père et mère ». C’est bien beau, mais on se garde bien d’informer sur les chiffres et les statistiques sur les individus qui sont concernés par la non reconnaissance de leur père à leur naissance. Aucune enquête ou tout autre étude non plus sur les raisons pour lesquelles des enfants ne sont pas reconnus par leur père n’a été utilisée comme argument pour motiver la réforme.

Il serait judicieux de prendre en compte ces éléments et de les porter à la connaissance de la population. Cela pour ne pas donner l’impression que ces reformes sont le fait de patriarches soudainement riches, qui ont donc eu les moyens de contracter au moins un mariage parallèle, mariage illégal parce que non reconnu par la loi. Ce sont ces unions coutumières ou religieuses.

Et pour revenir à ces super mâles, vu leur statut de patriarche, ils seraient fort embarrassés lors de la reconnaissance de leurs enfants adultérins. Ils doivent en effet avoir l’autorisation de l’épouse légitime à cet effet, selon la loi actuelle. La reforme viendra  proclamer la fin de ce détail qui met l’époux en face de son devoir de fidélité et de respect vis-à-vis de son épouse et vice versa. Cette loi valorisante pour l’épouse légitime qui n’a rien à se reprocher sera ainsi abrogée. Selon la reforme, son avis  ne compte plus, l’homme l’informe simplement de la reconnaissance de son enfant adultérin avec la complicité de la justice.

  • La justice au service de l’adultère et de l’injustice

L’homme pourra en effet reconnaître son enfant né de son « commerce adultérin » non plus après le consentement de son épouse légitime, mais  après une simple notification de celle-ci par un acte d’un commissaire de justice.

L’on est tenté de se demander à quoi répond la notification de l’épouse par un huissier avant que l’époux ne reconnaisse son enfant adultérin, puisque l’avis de cette femme ne compte pas. Pour son dédommagement ? Ou pour toutes autres compensations ? Ou encore pour tout autre règlement par rapport aux enfants légitimes ? Rien ne le dit. Une chose est sûre, on a l’impression que des services de la justice sont mis à la disposition d’un acte immoral, l’adultère. Le pire, on dénue à l’épouse légitime le droit de protester contre l’immoralité de son époux.

On lui offre sournoisement le choix entre le divorce et une certaine vie conjugale. Elle peut en effet demander la séparation en raison de l’infidélité de son époux. Cependant en dehors de la vie maritale une femme est non seulement mal vue dans la  société ivoirienne, mais elle paraît non plus n’avoir aucune existence. Endurer les infidélités de l’homme ou accepter d’être marginalisée. Telle est  la position de l’épouse qui finalement semble se trouver entre le marteau et l’enclume.  Il est encore évident que l’égalité homme-femme qui a motivé les reformes sur le mariage, parallèlement aux innovations sur la filiation, est ici mise à mal.

  • Une réforme qui fait une part belle à la polygamie

La réforme annoncée sur la filiation donne ainsi implicitement un statut légal aux multiples mariages contractés soit de façon traditionnelle soit suivant certaines religions. On donne ainsi en Côte d’Ivoire l’impression de faire de l’adultère une vertue, sinon d’en être indifférent, alors que la loi la considère comme un motif de divorce.

La relation extraconjugale est de plus dans les faits la cause de plusieurs drames sociaux. De nombreux faits divers liés à cet acte de traîtrise d’un des membres du couple en sont la preuve. L’adultère n’est certes pas un délit en Côte d’Ivoire, mais à partir du moment où il est la cause de tragédies, de désordres sociaux ainsi qu’un motif de divorce, toute reforme devrait être plus pour le décourager que pour l’encourager. Cela semble pourtant difficile à réaliser puisqu’il est le fondement de la polygamie, polygamie que cette reforme sur la filiation en Côte d’Ivoire cautionne implicitement.

Finalement l’intérêt de l’enfant né hors mariage qui paraît la raison pour laquelle ces reformes de la loi sur la filiation sont annoncées n’en serait pas la cause réelle. La situation de ce rejeton paraît simplement manipulée en vue d’accorder plus de crédit à la polygamie. Ce dessein inavoué met en danger l’institution familiale et constitue à long terme un facteur de désordre social et public. Ce que dit  pourtant vouloir  éviter le gouvernement en engageant ces reformes. Allez y comprendre quelque chose.

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#Mondochallenge : Côte d’Ivoire, l’alcool, un tueur silencieux http://revedehaut.mondoblog.org/2019/04/23/cote-divoire-lalcool-tueur-silencieux/ http://revedehaut.mondoblog.org/2019/04/23/cote-divoire-lalcool-tueur-silencieux/#comments Tue, 23 Apr 2019 07:08:46 +0000 http://revedehaut.mondoblog.org/?p=65 L’Ivoirien adore faire la fête. Qui dit fête, dit laisser aller à tous les excès qui vont avec, particulièrement à une consommation démesurée d’alcool. Mais beaucoup d’autres Ivoiriens n’ont pas besoin de faire la fête pour ingurgiter quotidiennement de l’alcool. Et si la Côte d’Ivoire, malgré ses apparences, ne se trouve pas parmi les grands consommateurs d’alcool , c’est simplement parce que l’alcool qui y est le plus consommé échappe à tout contrôle depuis sa fabrication jusqu’à sa mise sur le marché. Et cet alcool, dont le plus célèbre est le koutoukou, encore appelé gbêlê, fait des dégâts parmi ses consommateurs, de jeunes adultes en général.

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Bouteilles de koutoukou dans un cabaret, Crédit photo : Christ Koffi

Bouteilles de koutoukou dans un cabaret, Crédit photo : Christ Koffi

L’Ivoirien adore faire la fête. Qui dit fête, dit laisser aller à tous les excès qui vont avec, particulièrement à une consommation démesurée d’alcool. Mais beaucoup d’autres Ivoiriens n’ont pas besoin de faire la fête pour ingurgiter quotidiennement de l’alcool. Et si la Côte d’Ivoire, malgré ses apparences, ne se trouve pas parmi les grands consommateurs d’alcool , c’est simplement parce que l’alcool qui y est le plus consommé  échappe à tout contrôle depuis sa fabrication jusqu’à sa mise sur le marché. Et cet alcool, dont le plus célèbre est le koutoukou, encore appelé gbêlê, fait des dégâts parmi ses consommateurs, de jeunes adultes en général.

  • Un fait divers lié au goût de l’alcool

Jeudi 15 janvier 2015, Yopougon (Abidjan), 9 heures du matin, un homme, la quarantaine, que nous appellerons Mike est au boulot. Il a veillé, il est gardien de nuit de véhicules. Et ce jeudi matin là, il a pratiquement fini de libérer ses clients qui viennent récupérer leur voiture pour se rendre au travail. Il vaque donc normalement à son occupation quotidienne quand il est soudain pris d’un malaise. Il s’adosse contre un véhicule, tient difficilement sur ses jambes. Les habitants et les vendeurs et vendeuses des environs présents à ce moment là n’ont pas le temps de s’approcher de Mike pour s’enquérir de ce qui ne va pas,  ce dernier s’affale au sol, dans la poussière, et rend l’âme. Son corps couvert d’un drap ne sera enlevé de ce carrefour que dans l’après-midi.

Cette mort subite de Mike causa une forte émotion parmi les gens qui le connaissaient et même parmi les femmes qui, le matin, pour se rendre au marché, se faufilaient entre les voitures dont il était le gardien.

Mais passées les émotions, cette mort tragique, au fond, n’a surpris personne car Mike avait la réputation d’un buveur quotidien de Koutoukou. Il aurait même fait de cet alcool local, dont la dose n’est connue que par ses fabricants clandestins, sa seule consommation de la journée.

Ce qui veut dire qu’à côté de son alcool quotidien, il ne prenait pas la peine de se nourrir. Quoi de plus normal puisque avec 50 francs CFA, on peut s’acheter du Koutoukou. Il y en a même en version améliorée dans des petits sachets, made in Ghana et vendus à 100 francs CFA l’unité. Soit dit en passant, cette version est très prisée par les conducteurs de mototaxi de Bouaké. Ce qui pourrait, en plus de la méconnaissance du code de la route de ces derniers, expliquer les fréquents accidents dont ils sont les auteurs dans la deuxième  ville de la Côte d’Ivoire.

  • Mais, c’est quoi cet alcool local qui fait tant de dégâts parmi les Ivoiriens d’environs 27 ans et plus ?

Il y a trois grandes boissons locales en Côte d’Ivoire :

Le vin de palme encore appelé bangui ; Avec 100 franc CFA, on peut s’offrir, dans les rues d’Abidjan, un demi litre de cette boisson douce et alcoolisée . Des jeunes gens en vendent en vélo à travers la ville.

Mais attention, certains vendeurs de bangui sont gagnés par l’appât du gain. En effet, ces derniers augmentent leur quantité de Bangui en y ajoutant de l’eau sucrée, puis de la levure pour que leur mélange prenne l’aspect mousseux de la boisson originel. Imaginons les effets d’un tel mélange sur un individu qui en fait sa boisson quotidienne.

Le Tchapalo : il résulte du maïs ou du sorgho fermenté, puis  bouilli. Cette boisson est très nourrissante selon Oumar, un ami qui en est un consommateur attitré. Pour lui, cette boisson est en plus un bon déconstipant. Elle peut être alcoolisée ou pas. C’est selon la préférence. Avec 100 francs CFA, on peut s’offrir une calebasse, environs 33 cl, de ce breuvage.

Tchapalo en pleine préparation Crédit photo : Christ Koffi

Tchapalo en pleine préparation Crédit photo : Christ Koffi

Le koutoukou. Fortement alcoolisé, il est de loin le plus dangereux. Mais, il est pourtant le plus prisé, certainement parce qu’il est le moins cher, mais aussi le plus fort. Il est fabriqué clandestinement en brousse à partir de la distillation du vin de palme fermenté, puis livré dans les centres urbains, officiellement clandestinement aussi.

  • Les  raisons du succès de l’alcool en Côte d’Ivoire

Des Mike, je le constate, parce qu’aucun chiffre ne le dit, il y en a des milliers dans toute la Côte d’Ivoire, surtout à Abidjan. Et plusieurs raisons conduisent ces jeunes adultes à l’alcool.

Le chômage qui touche, selon les chiffres officiels, entre 20 et 30% de la population active en Côte d’Ivoire est de loin l’une des raisons majeures. La deuxième raison est le sous-emploi. Il concerne une très part des actifs. Il faut dire que le petit coût des alcools locaux est largement à la portée de ces deux catégories de personnes qui ne peuvent que si adonner à cause de la forte pression sociale que leur condition précaire les fait subir dans une ville, et un pays en générale où la vie est de plus en plus dure malgré ses 9 % de croissance en moyenne sur plusieurs années. Selon la banque mondiale, la pauvreté touche 5O% de la population Ivoirienne. 

Une autre raison du goût de certains Ivoiriens pour l’alcool est la dureté de leur activité, ajoutée à leur faible revenu. Ce qui explique qu’en ville les consommateurs du koutoukou et des autres alcools locaux sont les débrouillards et les tâcherons ; dans les campagnes, ce sont les personnes qui travaillent la terre ou exercent une activité très physique.

En somme, autant faut-il vivre, autant le koutoukou est-il nécessaire pour cela, son faible coût le rendant accessible aux actifs les plus défavorisées de la société ivoirienne. Mais, dans le même temps, sa forte teneur en alcool, qui reste d’ailleurs inconnue, les tue à petit feu.

Finalement, on se rend compte que l’alcool est certes un tueur  silencieux en Côte d’Ivoire, mais il n’y a pas que lui qui tue sournoisement, il a pour associées  la précarité et la pauvreté.

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Le Christ a déjà fait le job, à nous d’en profiter http://revedehaut.mondoblog.org/2019/04/20/christ-a-deja-job-a-den-profiter/ http://revedehaut.mondoblog.org/2019/04/20/christ-a-deja-job-a-den-profiter/#comments Sat, 20 Apr 2019 13:36:09 +0000 http://revedehaut.mondoblog.org/?p=1163 À nous donc d’en profiter en laissant ce modèle de développement à tous les plans qu’est le Christ pénétrer nos cœur, pour que remplis de la force du serviteur souffrant et l’emportant sur tous esprits malsains, nous allions au devant de nos nobles aspirations de Bonheur et de Paix pour nous-mêmes, mais également pour l’humanité tout entière.

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Jésus Christ sur la croix CC Wikimedia

Une fois n’est pas coutume, surtout pendant ce triduum Pascal consacré au Christ, penchons-nous juste en quelques lignes sur le mystère de la pâque chrétienne comparativement à notre vécu de tous les jours.

 L’Église catholique romaine se trouve en ce moment dans la semaine sainte qui a débuté le dimanche dernier avec la fête des rameaux ou  l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem (Mat 21, 1-11).

Cette entrée dévoile le Courage du Christ face à l’épreuve de l’humiliation, de la souffrance, puis de la mort qui l’y attend. Jésus  est accueilli à Jérusalem en roi. Cela peut être réconfortant pour ce qu’il aura à endurer. Contrairement à  un roi de l’époque se déplaçant dans des chars avec des gardes et tout le faste, Jésus, lui, va sur une ânesse et sur un ânon, même pas un âne, encore moins un cheval ou encore dans un char, mais sur un ânon comme un serviteur. Sa vocation de serviteur ou de ministre est confirmée par le fait qu’il est  accueilli par les laissés pour compte qui lui  lançait des acclamations : “Hosanna pour le fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna dans les hauteurs du ciel !”(Matthieu 21, 9). Entendons par là : « Sauve-nous fils de David ! Béni sois-tu, toi qui est en mission pour le sauveur des sauveurs, sauve-nous par ta grandeur d’âmes et d’esprit. »

Par ailleurs cette entrée humble et pacifique de celui que le simple peuple considère comme son roi tranche avec celle de nos dirigeants actuels, ces nouveaux seigneurs, se déplaçant à coût de milliards dépensés dans d’interminables cortèges de grosses cylindrés et entourée d’une impressionnante garde armée jusqu’aux dents, comme s’il avaient quelque chose à protéger, leur pouvoir certainement et tous les avantages qui y sont rattachés.  Il serait donc difficile de croire que de tels chefs, contrairement au Christ dont la foule couvrait le chemin de rameaux, sont pour la paix.  D’ailleurs, leur quête du pouvoir dans le sang (rébellion armées, guerre civile, conflits tribaux), leur gestion du pouvoir par l’oppression, les injustices, les détournements et leur entêtement à se maintenir au pouvoir vaille que vaille dévoilent des chefs de guerre, contrairement au roi simple et pacifique que représente le Christ qui, déjà, était différent des chefs de son ton temps, militaires qui se déplaçaient à cheval.

Cependant, l’entrée de Jésus à Jérusalem s’adresse à  chacun de nous en ce sens  que nous devons être animés de courage, aller au devant de notre destinée, durcir notre visage pour aller droit, tout droit vers le but, comme le dirait Saint Paul en Philippiens 3 v14. Jésus lui-même le dit : “Celui qui a mis la main à la charrue et puis regarde en arrière, n’est pas bon pour le Royaume de Dieu.” (Luc 9, v62)

Jésus-Christ couronné d’épines wikimedia commons

Ce cheminement n’est pas sans embuche. Et  le premier obstacle, cela peut paraître surprenant pour certains, ne vient pas de l’extérieur ou d’autrui, mais de soi-même. Cela se manifeste par la peur, le doute et l’angoisse qui peuvent nous détourner de notre objectif, par exemple Pierre marchant sur l’eau, mais s’enfonçant une fois animé de peur (Matthieu 14, 30). Mais comme le Christ, au jardin de Gethsémani, il faut demander que la volonté de Dieu se fasse, c’est-à-dire que le succès que nous avons entrevu en nourrissant notre projet, se fasse en dépit de tous les obstacles auxquels l’on sera confronté. Et c’est avec notre accord ou notre apport, celui de notre personne que nous obtiendrons le succès. Il suffit simplement de vivre notre passion, c’est-à-dire de nous donner corps (le Christ flagellé), âme (le Christ couronné d’épines et insulté) et esprit (le christ ne répondant pas aux mensonges et aux lamentations, source de distractions) à ce à quoi nous aspirons, comme quand l’on est par exemple amoureux d’une personne et qu’on est prêt à braver tous les obstacles, même à supporter des humiliations pour avoir les faveurs de celle-ci.

A ce propos Jésus le dit lui-même :

« En vérité, en vérité, je vous dis que vous serez dans le deuil et les larmes pendant que le monde se réjouira. Vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse deviendra joie. / Quand une femme est sur le point de mettre au monde, elle est dans la tristesse car le moment de ses douleurs approche. Mais quand l’enfant est né, sa joie est telle qu’elle ne se rappelle plus son angoisse : pensez donc, un nouvel être est apparu dans le monde ! » (Jean 16, 20-21).

Jésus descendu de la croix, entre les bras de sa mère CC easter resurection sculptur

De quels propos décourageants ne sommes-nous pas confrontés dans la réalisation de nos projets ? Quelles moqueries ne subissons-nous pas ?  Quelle angoisse n’endurons-nous pas ? À quelles  sirènes ne sommes-nous pas tenté de céder, les raccourcis, les distractions et l’abandon notamment ? Mais comme le beau temps après la pluie, ou  comme la naissance d’un nouveau né après 40 semaines de grossesse, ou encore comme la résurrection du Christ après un éprouvant chemin de croix qui déboucha sur une  mort horrible et humiliante sur la croix, ainsi se réalise notre succès au bout de la persévérance. C’est un instant de bonheur qui efface des mois ou des années de sacrifices, de privations, voire de douleur à l’image de la mère heureuse de prendre dans ses bras son nouveau-né après de longues souffrances. Comme quoi, notre chemin de croix est en réalité un chemin de victoire, de succès, mieux de gloire.

Et le lavement des pieds des apôtres par le maître, Jésus, le jeudi saint vient confirmer que le fondement premier  de tout véritable succès est le service. L’Homme doit être au centre de nos préoccupations si nous voulons obtenir le succès comme depuis 2000 ans le message du Christ perdure.  En clair, il faut se faire le serviteur.  Combien d’œuvres et de réalisations aux lendemains des indépendances, dans nos jeunes États d’Afrique n’ont-ils pas été détruits lors de soulèvement populaires, de rebellions armées, de guerres civiles ? Tout simplement parce que l’on veut se servir de ses États pour s’enrichir plutôt que de se mettre au service de ses États par de l’estime et de la considération pour ces populations.

Réfléchissons-y : Quel peuple à l’abri des besoins ou ne subissant pas l’exclusion, les brimades et l’oppression, serait tenté de se soulever ? Comme quoi ce qui s’obtient dans le sang et par la Brutalité disparaît également de la même façon. Alors que ce qui se fait dans le service et le respect de la dignité humaine est perpétuel comme le message humble, pacifiste et simpliste du Christ. Quoi de plus normal que 2000 ans après, sa résurrection soit célébré avec le même faste.

En somme la Pâques, résurrection du Christ ou passage d’un état d’esclave à celui d’hommes libres, ou la victoire du ministre, c’est-à-dire du serviteur sur les prétentions, ou encore le succès de la persévérance, de la confiance, de la foi sur l’empressement et les raccourcis,   vient nous dire que le Christ a déjà fait le job par son ministère et son sacrifice. À nous donc d’en profiter en laissant ce modèle de développement à tous les plans qu’est le Christ pénétrer nos cœur, pour que remplis de la force du serviteur souffrant et l’emportant sur tous esprits malsains, nous allions au devant de nos nobles aspirations de Bonheur  et de Paix pour nous-mêmes, mais également pour l’humanité tout entière.

Bonne fête de Pâques à chacun ; A chacun ? L’on ne peut et ne doit être heureux tout seul. Bonne fête de Pâques donc à tous.

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Qui a dit que le Prado (le Président de la République Alassane Dramane Ouattara) se présentera à la présidentielle de 2020 ? http://revedehaut.mondoblog.org/2019/03/25/a-dit-prado-president-de-republique-alassane-dramane-ouattara-se-presentera-a-presidentielle-de-2020/ http://revedehaut.mondoblog.org/2019/03/25/a-dit-prado-president-de-republique-alassane-dramane-ouattara-se-presentera-a-presidentielle-de-2020/#comments Mon, 25 Mar 2019 07:09:56 +0000 http://revedehaut.mondoblog.org/?p=1604 Ça spécule énormément en Côte d’Ivoire au sujet de la candidature de ce 4 × 4 Tout-terrain politique qu’est le Prado pour un 3ème mandat à la présidentielle de 2020. Le débat ne devrait pourtant pas avoir lieu puisque tout, pour ne pas dire vraiment beaucoup trop *:)) Marrant dans les manœuvres du Prado prouve que lui pense certainement déjà à l’après présidence au terme de son 2nd (et dernier pour certains) mandat qui prend fin en octobre 2020.

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Ça spécule énormément en Côte d’Ivoire au sujet de la candidature de ce 4 × 4 Tout-terrain politique qu’est le Prado pour un 3ème mandat à la présidentielle de 2020. Le débat ne devrait pourtant pas avoir lieu puisque tout, pour ne pas dire vraiment beaucoup trop  *:)) Marrant dans les manœuvres  du Prado  prouve que lui pense certainement déjà à l’après présidence au terme de son 2nd (et dernier pour certains)  mandat qui prend  fin en octobre 2020.

Alassane Dramane Ouattara by Basile Zoma. Archive : 31 octobre 2010

Dans un premier temps, le Prado, en grand démocrate,  n’est vraiment pas, comme son protégé Compaoré, pour les conduites à risque, notamment le tripatouillage de la constitution  dans le but de s’éterniser au pouvoir ; il est pour l’alternance, puisqu’il en est lui-même le produit. Mieux, il est pour le renouvellement de la classe politique ivoirienne. Il a en effet clairement affirmé son souhait de voir une nouvelle génération à la tête de l’État en 2020.  Il avait même, à cet effet, il y a quelques mois,  invité son aîné et  néo-ancien principal soutien HKB (Henri Konan Bédié) à se joindre à lui. Dans un contexte de début de divorce avec cet indispensable allié politique, il lui avait pourtant lancé un appel sincère et honnête, sans donner l’impression que c’est plutôt ce dernier et non  lui qui était encore intéressé par la fonction suprême *:)) Marrant, comme le pensait certains analystes politiques très avertis.

C’est  parce qu’il veut voir une nouvelle génération à la tête de l’État que le Prado s’est en outre depuis longtemps clairement fait le carburateur  de la jeunesse. La preuve, son gouvernement compte de jeunes ministres, même si d’une part la très grande majorité de ses ministres, comme lui ne sont pas des petits  jeunes et  que d’autre part l’entrée de  certains de ses ministres en politique date de Mathusalem. Mais en fait rien ici ne milite en défaveur de l’amour du Prado pour la régénération de la classe politique. Par conséquent son désire de tenir parole de ne pas se représenter en 2020 pour un 3ème  mandat demeure indubitablement intact *:)) Marrant.

Dans un deuxième temps, pour ceux qui doutent encore de la bonne foi du Prado… Comme la dénomination de l’un de ses ministères, il affirme encore une fois vraiment sa « promotion de la jeunesse ». La nouvelle constitution ivoirienne  a ainsi rabaissé l’âge à la candidature à la présidence à un âge plus jeune (35 au lieu de 40 ans).  C’est vraiment louable même si dans le même temps, le verrou de la limite maximale d’âge fixée à 75 ans dans l’ancienne constitution a sauté dans la nouvelle qu’il a promulguée si bien qu’à un grand âge tout individu peut prétendre à la fonction suprême, lui en premier, en 2020 il aura 78 ans.

Mais diantre, cette malignité ne suffit pas à soupçonner le Prado *:)) Marrant, l’Houphouétiste revendiqué, assumé et fier, d’être nostalgique de l’époque du père fondateur Houphouët qui ne quitta le pouvoir qu’avec son rappel à Dieu !

Prétendre que le Prado avait ingénieusement, par de savant coups de volant, manœuvré pour se relancer sur la ligne de départ de la présidentielle de 2020  serait faire un faux procès à ce sage démocrate qui n’est pas obsédé par  la présidence de la République comme son ancien homologue Abdoulaye Wade en son temps.  Le Prado lui, a en effet, dans un troisième temps, des dauphins. Pas un seul mais plusieurs, comme lui-même l’a confié, au moins 4 qu’il s’est stratégiquement gardé de nommer. Mais bon, l’existence de ces dauphins même et leur nombre encore plus rendent vraiment peu probable sa candidature en 2020 car ce demi dieu pour ses partisans a le choix parmi ces 4 successeurs aussi anonymes qu’inexistants *:)) Marrant

Bon, on l’avoue, il a le choix sans cependant avoir le choix : s’engager pour un 3ème mandat pour la présidentielle de 2020. Car contrairement à certains chefs d’État africains ADOrateur du pouvoir, le Prado aura, lui, le mérite de s’engager pour de nobles causes : éviter les divisions dans son camp, qui ressemble déjà à un panier à crabes, afin de garantir la paix en Côte d’Ivoire ; se passer de la vaine aide d’un Shadary Houphouétiste afin d’espérer toujours contrôler le pouvoir à défaut de le perdre en s’en retirant dignement *:)) Marrant.

Et puis enfin pour ceux qui doutent encore de la bonne foi du Prado,  les dissensions avec le « jeune homme » comme lui-même appelle avec condescendance Guillaume  Soro, son ancienne allié, qui ne fait aucun mystère de sa candidature en  2020… ses mésententes avec ce dernier ne sont donc que de simples divergences de vue entre un éventuel future fils prodigue, mais pour l’heure « fils rebelle » et un père Prado agacé que ce tout jeune ex PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE de Côte d’Ivoire  n’attende pas son heure qui n’existe sur aucune horloge politique *:)) Marrant.

Cette  querelle, pour ces analystes politiques qui seraient tentés de faire des rapprochements hâtifs, ne ressemble pas du tout à celle sournoise d’Œdipe  et son père car jamais  la mythologie grecque ne s’invitera dans la politique ivoirienne, sinon on ne l’appellerait pas « politique ivoirienne » *:)) Marrant.

Pas non plus la peine de rappeler que  cette histoire s’est terminée par un drame car on voit bien que la route qui mène à 2020 ne s’annonce pas du tout tumultueuse pour la Côte d’Ivoire, comme le ne le prouverait d’ailleurs pas non plus les ressentes manœuvres… disons nominations du Prado dans l’armée, ce dernier n’étant pas encore une fois intéressé par un 3ème mandat.

Pas donc besoin d’attendre juillet 2020 pour voir si le Prado fera le plein pour la présidentielle 3 mois plus tard, car là, 16 mois avant, on le voit bien… ses réservoirs débordent  *:)) Marrant !

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La politique africaine pour les nuls (2) http://revedehaut.mondoblog.org/2019/03/15/politique-africaine-nuls-2/ http://revedehaut.mondoblog.org/2019/03/15/politique-africaine-nuls-2/#comments Fri, 15 Mar 2019 07:09:04 +0000 http://revedehaut.mondoblog.org/?p=1590 Quelqu’un dirait que si on vous explique la politique ivoirienne et que vous avez compris quelque chose, c’est la preuve que vous n’avez rien compris. Cette remarque est étrangement valable pour la politique africaine en général.

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Quelqu’un dirait que si on vous explique la politique ivoirienne et que vous avez compris quelque chose, c’est la preuve que vous n’avez rien compris. Cette remarque est étrangement valable pour la politique africaine en général. Mais celle-ci a beau être animée par des magiciens, ce n’est finalement pas sorcier, quiconque peut la comprendre.

Pouvoir démocratique, moderne et inclusif ou pouvoir villageois, traditionnel et patriarcal ?

En dehors du Swaziland qui a au moins l’honnêteté de ne pas s’identifier à la démocratie, la majorité des pouvoirs africains s’en réclament. En tant que tels, ils sont supposés modernes et inclusifs comme leurs répliques occidentales. Mais le constat est que ces pouvoirs, qui siègent dans des palais somptueux, en plein centre ville, et censés tenus par des lettrés, sont pareils, comme par hasard, à ceux des villages africains oubliés par le train du développement et qui ne fonctionnent que selon une certaine tradition.

Du Maghreb au Cap, du golf de guinée à la corne de l’Afrique, il n’y a rien de nouveau sous le soleil de la politique africaine. Ces pouvoirs africains sont en effet exercés par un groupe d’individus, généralement des mâles d’un certain âge et qui entretiennent des affinités ethniques, tribales, régionales et souvent amicales. Et pour ne pas donner l’impression d’être des pouvoirs qui excluent, mais leur ingéniosité confirme pourtant la règle (le pouvoir exclusifs de vieux mâles usés), ils incluent certains jeunes gens et des femmes. Ceux-ci font non seulement en général partie du clan, mais aussi n’ont de jeune et de femme que leur apparence, parce qu’ils ont le même esprit que ces patriarches de la politique : l’égocentrisme.

Il est en effet difficilement compréhensible que des individus qui appartiennent à des catégories sociales marginalisées prennent plaisir à s’asseoir à la même table 🍗🍗🍗 que ceux dont la vision, le manque de vision, sinon la cécité politique, est un obstacle à leur épanouissement, voire à l’évolution de tout un pays. Les adeptes des « honneurs passagers », comme les appellent feu Bernard Dadié et de biens mal acquis se servent donc de ces jeunes gens et femmes pour créer une diversion sans laquelle leur pourvoir disparaîtrait. À ce sujet, la transition inclusive préconisée par un pouvoir Bouteflika archaïque aux abois et vomi par l’ensemble des Algériens est très significative. Mais…

« Chasser le naturel, il revient au galop »

L’exclusion est tellement flagrante que ces chers patriarches sont obligés de faire croire qu’ils dirigent des États et non leurs villages. Pour masquer leur clanisme, tribalisme, ethnocentrisme et autre, ces pouvoirs africains là usent de la technique du saupoudrage.

 Le Saupoudrage ou le leurre d’une intégration nationale

Le saupoudrage, évoqué pour la première fois par l’artiste ivoirien Alpha Blondy, est cette stratégie politique qui consiste à réaliser un leurre d’intégration nationale. Plus clairement, le saupoudrage, c’est lorsque le régime met en évidence dans son pouvoir et avec soin quelques individus appartenant à certaines régions du pays autres que la sienne.

Avec soin parce que ces saupoudrés là, comme leur nom l’indique, sont censés être peu consistants, de plus en surface, à la merci des intempéries politiques, des remaniements ministériels par exemple, alors que nous savons tous, et les corrompus du pouvoir en tête, que le plus jouissant se trouve à l’intérieur, en profondeur, dans les coins et recoins, notamment dans les ministères, les directions des services publics, les procédures d’octroi de marché public, la réalisation et la supervision des travaux publiques, etc.

Et lorsque, quelques fois, le navire du pouvoir, sous le poids déséquilibrants de ses propres injustices, malversations et détournement en tout genre tangue sérieusement au point de se renverser, les premiers et les seuls à être jetés à la flotte pour sauver ce navire là sont les corps  étrangers ou les saupoudrés. Ils sont remplacés par d’autres corps étrangers ou d’autres saupoudrés (qui en bavaient) en attendant que le navire tangue de nouveau aussi dangereusement sous le poids de ces mêmes injustices et autres (et ainsi de suite jusqu’à la chute de ce régime).

Mais pourquoi les saupoudrés peuvent-il accepter un tel jeu de dupe ?

D’abord, ce sont des saupoudrés, ils honorent donc leur statut. Et puis, autant le saupoudreur n’a rien et n’est rien sans le pouvoir, de même le saupoudré n’aura rien et ne sera rien sans le saupoudrage. Et puis encore, le saupoudré est un corps étranger qui, comme tout le monde, veut s’en sortir. N’étant pas spécialement compétent, et ne pouvant indéfiniment attendre que le pouvoir revienne enfin à sa région (où il n’a par ailleurs aucun poids traditionnel, économique et politique), il ne devra son salut qu’au saupoudrage. Même si à la chute du pouvoir qui l’a saupoudré, il risque d’être un paria dans sa région d’origine. Mais, heureusement, il aura lui aussi (comme son boss le président qui l’a saupoudré) pensé à préparer son avenir en ayant pris soin de détourner les deniers publics copieusement et méticuleusement, sans état d’âme.

Et si jamais dans un moment de lucidité passagère, le saupoudreur remarque que le saupoudré en fait trop au point de compromettre son pouvoir, il peut à la rigueur, au cas où il n’aurait pas d’autres individus à saupoudrer sous la main… mais plus parce que ce saupoudré fait parti d’une véritable stratégie politique (être par exemple l’explication d’un futur supposé vote massif de sa région en faveur du pouvoir par reconnaissance, plébiscite qui cache en réalité une véritable fraude), le saupoudreur fin stratège, déplace donc son saupoudré détourneur de deniers publics d’un poste plus juteux à un poste non moins juteux.

Ce jeu de promotion mal voilée s’explique au fond par le fait que le plus important aux yeux du régime est non seulement de ne pas perdre son leurre d’intégration nationale en l’écartant complètement de son pouvoir, mais surtout et avant tout de ne pas attirer l’attention sur ses propres malversations en mettant celui-ci à la disposition de la justice. D’ailleurs, comme on  peut bien le remarquer, de tels pouvoirs font plutôt la promotion des injustices que de la justice…

Ainsi en est-il de la politique africaine. Vraiment nul.

 

Retrouvez la partie 1 ici.

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