La République vue d'en haut http://revedehaut.mondoblog.org La meilleure vue d'une République, c'est d'en haut ! Tue, 19 Mar 2019 13:02:17 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.7.13 La politique africaine pour les nuls (2) http://revedehaut.mondoblog.org/2019/03/15/politique-africaine-nuls-2/ http://revedehaut.mondoblog.org/2019/03/15/politique-africaine-nuls-2/#comments Fri, 15 Mar 2019 07:09:04 +0000 http://revedehaut.mondoblog.org/?p=1590 Quelqu’un dirait que si on vous explique la politique ivoirienne et que vous avez compris quelque chose, c’est la preuve que vous n’avez rien compris. Cette remarque est étrangement valable pour la politique africaine en général.

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Quelqu’un dirait que si on vous explique la politique ivoirienne et que vous avez compris quelque chose, c’est la preuve que vous n’avez rien compris. Cette remarque est étrangement valable pour la politique africaine en général. Mais celle-ci a beau être animée par des magiciens, ce n’est finalement pas sorcier, quiconque peut la comprendre.

Pouvoir démocratique, moderne et inclusif ou pouvoir villageois, traditionnel et patriarcal ?

En dehors du Swaziland qui a au moins l’honnêteté de ne pas s’identifier à la démocratie, la majorité des pouvoirs africains s’en réclament. En tant que tels, ils sont supposés modernes et inclusifs comme leurs répliques occidentales. Mais le constat est que ces pouvoirs, qui siègent dans des palais somptueux, en plein centre ville, et censés tenus par des lettrés, sont pareils, comme par hasard, à ceux des villages africains oubliés par le train du développement et qui ne fonctionnent que selon une certaine tradition.

Du Maghreb au Cap, du golf de guinée à la corne de l’Afrique, il n’y a rien de nouveau sous le soleil de la politique africaine. Ces pouvoirs africains sont en effet exercés par un groupe d’individus, généralement des mâles d’un certain âge et qui entretiennent des affinités ethniques, tribales, régionales et souvent amicales. Et pour ne pas donner l’impression d’être des pouvoirs qui excluent, mais leur ingéniosité confirme pourtant la règle (le pouvoir exclusifs de vieux mâles usés), ils incluent certains jeunes gens et des femmes. Ceux-ci font non seulement en général partie du clan, mais aussi n’ont de jeune et de femme que leur apparence, parce qu’ils ont le même esprit que ces patriarches de la politique : l’égocentrisme.

Il est en effet difficilement compréhensible que des individus qui appartiennent à des catégories sociales marginalisées prennent plaisir à s’asseoir à la même table 🍗🍗🍗 que ceux dont la vision, le manque de vision, sinon la cécité politique, est un obstacle à leur épanouissement, voire à l’évolution de tout un pays. Les adeptes des « honneurs passagers », comme les appellent feu Bernard Dadié et de biens mal acquis se servent donc de ces jeunes gens et femmes pour créer une diversion sans laquelle leur pourvoir disparaîtrait. À ce sujet, la transition inclusive préconisée par un pouvoir Bouteflika archaïque aux abois et vomi par l’ensemble des Algériens est très significative. Mais…

« Chasser le naturel, il revient au galop »

L’exclusion est tellement flagrante que ces chers patriarches sont obligés de faire croire qu’ils dirigent des États et non leurs villages. Pour masquer leur clanisme, tribalisme, ethnocentrisme et autre, ces pouvoirs africains là usent de la technique du saupoudrage.

 Le Saupoudrage ou le leurre d’une intégration nationale

Le saupoudrage, évoqué pour la première fois par l’artiste ivoirien Alpha Blondy, est cette stratégie politique qui consiste à réaliser un leurre d’intégration nationale. Plus clairement, le saupoudrage, c’est lorsque le régime met en évidence dans son pouvoir et avec soin quelques individus appartenant à certaines régions du pays autres que la sienne.

Avec soin parce que ces saupoudrés là, comme leur nom l’indique, sont censés être peu consistants, de plus en surface, à la merci des intempéries politiques, des remaniements ministériels par exemple, alors que nous savons tous, et les corrompus du pouvoir en tête, que le plus jouissant se trouve à l’intérieur, en profondeur, dans les coins et recoins, notamment dans les ministères, les directions des services publics, les procédures d’octroi de marché public, la réalisation et la supervision des travaux publiques, etc.

Et lorsque, quelques fois, le navire du pouvoir, sous le poids déséquilibrants de ses propres injustices, malversations et détournement en tout genre tangue sérieusement au point de se renverser, les premiers et les seuls à être jetés à la flotte pour sauver ce navire là sont les corps  étrangers ou les saupoudrés. Ils sont remplacés par d’autres corps étrangers ou d’autres saupoudrés (qui en bavaient) en attendant que le navire tangue de nouveau aussi dangereusement sous le poids de ces mêmes injustices et autres (et ainsi de suite jusqu’à la chute de ce régime).

Mais pourquoi les saupoudrés peuvent-il accepter un tel jeu de dupe ?

D’abord, ce sont des saupoudrés, ils honorent donc leur statut. Et puis, autant le saupoudreur n’a rien et n’est rien sans le pouvoir, de même le saupoudré n’aura rien et ne sera rien sans le saupoudrage. Et puis encore, le saupoudré est un corps étranger qui, comme tout le monde, veut s’en sortir. N’étant pas spécialement compétent, et ne pouvant indéfiniment attendre que le pouvoir revienne enfin à sa région (où il n’a par ailleurs aucun poids traditionnel, économique et politique), il ne devra son salut qu’au saupoudrage. Même si à la chute du pouvoir qui l’a saupoudré, il risque d’être un paria dans sa région d’origine. Mais, heureusement, il aura lui aussi (comme son boss le président qui l’a saupoudré) pensé à préparer son avenir en ayant pris soin de détourner les deniers publics copieusement et méticuleusement, sans état d’âme.

Et si jamais dans un moment de lucidité passagère, le saupoudreur remarque que le saupoudré en fait trop au point de compromettre son pouvoir, il peut à la rigueur, au cas où il n’aurait pas d’autres individus à saupoudrer sous la main… mais plus parce que ce saupoudré fait parti d’une véritable stratégie politique (être par exemple l’explication d’un futur supposé vote massif de sa région en faveur du pouvoir par reconnaissance, plébiscite qui cache en réalité une véritable fraude), le saupoudreur fin stratège, déplace donc son saupoudré détourneur de deniers publics d’un poste plus juteux à un poste non moins juteux.

Ce jeu de promotion mal voilée s’explique au fond par le fait que le plus important aux yeux du régime est non seulement de ne pas perdre son leurre d’intégration nationale en l’écartant complètement de son pouvoir, mais surtout et avant tout de ne pas attirer l’attention sur ses propres malversations en mettant celui-ci à la disposition de la justice. D’ailleurs, comme on  peut bien le remarquer, de tels pouvoirs font plutôt la promotion des injustices que de la justice…

Ainsi en est-il de la politique africaine. Vraiment nul.

 

Retrouvez la partie 1 ici.

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#Mondochallenge : Il n’y a pas meilleur héritage pour nos garçons que le féminisme http://revedehaut.mondoblog.org/2019/03/06/mondochallenge-ny-a-meilleur-heritage-nos-garcons-feminisme/ http://revedehaut.mondoblog.org/2019/03/06/mondochallenge-ny-a-meilleur-heritage-nos-garcons-feminisme/#comments Wed, 06 Mar 2019 03:36:23 +0000 http://revedehaut.mondoblog.org/?p=1583 En partant du simple principe que le féminisme est la lutte pour la libération de la femme, pour une grande visibilité de celle-ci dans la société, sinon pour une égalité de ses droit avec l’homme, il ne fait l’ombre d’aucun doute qu’il n’y a pas combat plus noble, et il n’y a pas non plus meilleure héritage que l’on puisse laisser à la génération future, au garçon surtout, car une femme libérée, émancipée et autonome, c’est toute la société qui en profite. Ces états de fait en témoignent.

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En partant du simple principe que le féminisme est la lutte pour la libération de la femme, pour une grande visibilité de celle-ci dans la société, sinon pour une égalité de ses droit avec l’homme, il ne fait l’ombre d’aucun doute qu’il n’y a pas combat plus noble, et il n’y a pas non plus meilleure héritage que l’on puisse laisser à la génération future, au garçon surtout,  car une femme libérée, émancipée et autonome, c’est toute la société qui en profite.  Ces états de fait en témoignent.

1- La femme, première patriote

Plus patriotes que les femmes il n’y a certainement pas. Et le patriotisme de la femme se révèle par exemple d’abord dans les saintes écritures, autant que dans notre histoire récente.

Dans la Bible d’abord, en son ancien testament notamment, le patriotisme de la femme est visible à travers certains personnages féminins  dont l’amour pour la patrie a poussé à  réaliser  des sacrifices et des prodiges pour sauver  celle-ci. Ce sont la reine Esther et Judith ainsi que  Ruth la Moabite.

Ainsi, près avoir été suppliée par son tuteur Mardochée de faire quelque chose pour obtenir les faveurs du roi pour son peuple contre qui se préparait une conspiration en vue de leur extermination, la reine Esther dut jeûner et humilier son corps trois jours de suite :

« saisie d’une angoisse mortelle.  Elle avait enlevé ses vêtements de reine et revêtu des vêtements de misère et de deuil. Au lieu des riches parfums, elle s’était recouverte la tête de cendres et d’ordures. Elle humiliait sévèrement son corps : loin de le parer de bijoux, elle le couvrait de ses cheveux défaits » (Esther 14, 1-3).

Judith également dut abréger son deuil pour sauver son peuple affamé et assoiffé, assiégé qu’il était par la puissante armée assyrienne.

Là où les hommes n’avaient aucun pouvoir ou étaient prêts à capituler, ces femmes ont pourtant obtenu le succès.   Esther obtient du roi, par la grâce de Dieu, que son peuple soit épargné, la conspiration qui le visait se retourna plutôt contre celui qui en était l’instigateur (Aman) ;

Judith,  elle, élimina, grâce à son courage et par la ruse, le général (Holoferne) de l’armée qui assiégeait son peuple. Celui-ci put donc contrattaquer aisément et vaincre ses soldats paniqués et en déroute.

Ruth la Moabite quant à elle nous apprend que la véritable nature du patriotisme n’est  ni la violence, ni le mépris, encore moins la xénophobie ou même le fait de partager  un lien de sang avec des individus. C’est pour cette étrangère au peuple de sa belle mère Noémie l’Israélite,  une mise en pratique de l’amour. L’amour de Ruth pour cette femme qu’elle a suivi dans son pays lui vaudra de faire entièrement parti de  son peuple, de donner, par la loi du lévirat, une descendance à Noémie là où ses propres fils avaient échoué, et d’être même une aïeule de  Jésus Christ que le christianisme présente comme le sauveur de l’humanité.

Dans un environnement aussi patriarcal que celui de la Bible, la femme à le pouvoir de sauver les siens, il va sans dire que plus de liberté pour elle serait un avantage indéniable pour l’ensemble de la communauté.

Et cela d’autant plus que plus proche de nous et dans l’histoire récente de certains pays, en Afrique particulièrement, des femmes ont démontré leur pouvoir de protestation dans des moments de crise a priori sans issus.

À ce sujet, l’on peut se souvenir de deux grèves du sexe menées par les femmes et qui leur ont permis d’atteindre leur but.

  • 2002 : Grève du sexe au Liberia pour établir la paix

Lauréate du prix Nobel de la paix 2011, Leymah Gbowee avait lancé en 2002 une grève du sexe pour obliger le régime de Charles Taylor (président du Liberia de 1997 à 2003) à associer les femmes, jusque-là écartées du processus de négociations, aux pourparlers de paix. Une pression à laquelle ne résiste pas Charles Taylor, ex-chef de guerre devenu président.

  • 2009 : Grève du sexe au Kenya pour forcer au dialogue

« Pas de réforme, pas de sexe ! »,

tel est le mot d’ordre du mouvement lancé, en mai 2008, au Kenya, par l’Organisation de développement des femmes, lasses de voir s’éterniser une crise politique entre le président, Mwai Kibaki, et le premier ministre, Raila Odinga.

« Les grandes décisions sont prises sur l’oreiller, donc nous demandons aux deux dames (les épouses du premier ministre et du président) lorsqu’elles se retrouvent dans l’intimité avec leurs maris, de leur demander : ‘Mon chéri, peux-tu faire quelque chose pour le Kenya ?’ « ,

explique alors Patricia Nyaundi, avocate membre de l’organisation. Très structurées, les femmes kényanes proposent même un dédommagement aux prostituées afin qu’elles s’associent au mouvement et interdisent toute échappatoire aux mâles en manque. Pour la coalition d’ONG féminines, l’objectif de la grève est atteint : le président et le premier ministre, qui ne se parlaient pas depuis des mois, se rencontrent à plusieurs reprises, des rencontres qui permettront une décrispation de l’atmosphère politique, indispensable au développement.

2- La femme, agent de développement

La vie serait moins difficile sous certains cieux s’il y était reconnu en la femme sa capacité à favoriser le développement et si elle était soutenue en ce sens. En Colombie par exemple,  face à la passivité des hommes, les femmes décident de faire encore la grève du sexe jusqu’à ce que les autorités s’engagent à construire une route pour désenclaver le petit village de Santa María del Puerto de Toledo de las Barbacoas, sur la côte Pacifique. Après trois mois de « jambes croisées », les pelleteuses débarquent dans le village.

Il faut reconnaître qu’une femme qui a accès au travail, peut non seulement s’épanouir, mais c’est une source de revenu en plus à la maison et un soutien financier pour son époux et toute  la famille. Il va sans  dire que quand elle est en outre éduquée, c’est son environnement immédiat et toute la société qui gagne en dynamisme à plusieurs niveaux, notamment sur les plans économique et social. En Afrique par exemple de simples vendeuses arrivent à assumer les charges familiales par  leur activité.  Les plus en vue sont les célèbres  Nana Benz du Togo jusque dans les années 90 et toutes ces femmes qui tiennent un petit commerce quelque part sur le continent.

Un véritable accès à l’instruction et à la formation pour ces femmes et jeune filles, loin d’en faire des concurrentes aux hommes, comme on le pense dans des sociétés patriarcales, est un atout grâces aux opportunités économiques qu’elles offrent. La prise en charges de l’instruction et de la formation  de femmes déjà actives économiquement, et même des filles  ouvriraient à la gent féminine la porte à un plus grand engagement en politique.

Ce qui ne serait pas nouveau par exemple pour des femmes africaines. Car en Afrique il a eu des reines. La Reine Abla Pokou, fondatrice du royaume Baoulé, en Côte d’Ivoire,  en est l’illustration  parmi d’autres. La femme en politique sera un réel avantage pour son pays car en raison de sa capacité à porter et à donner la vie,  celle-ci est à même d’être un contrepoids au pouvoir patriarcal,  autoritaire, autoritariste, égoïste et égocentrique des hommes.

Ces derniers ont des femmes pour les conseiller dans le secret de leur chambre pourrait-on objecter, mais celle-ci sont dans l’ombre de leur époux, alors qu’à l’origine, c’est l’homme qui était dans l’ombre de la femme que celle-ci fût reine ou reine-mère. Son opinion comptait car l’on était conscient qu’étant celle qui porte et donne la vie, elle ne pouvait décider ou conseiller qu’au profit de l’intérêt général comme le démontra symboliquement la reine Pokou en sacrifiant, selon la légende, son fils unique pour sauver son peuple.

Avec la modernité et l’ère coloniale cependant, en Afrique, pendant que les femmes était invisibilisées, des hommes parce que simplement homme ou pour avoir lu Marx, Hegel ou à cause de leur grand diplôme en économie ou même pour avoir combattu pendant des guerres de décolonisation, et souvent grâce au plafond de verre qu’ils érigent contre la femme, maintiennent la société sous leur pouvoir.

3- Combattre les injustices subies par la femme, c’est garantir la paix

Mais le féminisme c’est aussi lutter contre les injustices et les inégalités entre femmes, notamment au niveau des sociétés qui pratiquent l’héritage selon le système matrilinéaire. Dans ces communautés, la veuve et ses enfants ne peuvent hériter des biens du défunt époux et père. Ceux-ci reviennent aux enfants de la sœur de ce dernier. C’est une aberration non seulement dans un monde moderne, mais aussi en considérant le fait que  les époux ont été unis par les liens du mariage et que le patrimoine familial que convoite la belle famille de la veuve a été constitué par l’association et  la collaboration de l’homme et de la femme avec quelques fois le soutien de leurs enfants. Dans quelle société peut-il régner la quiétude sociale et la paix avec de telles frustrations et injustices ? En œuvrant  donc pour la  reconnaissance à la veuve le droit que lui reviennent les biens qu’elle et son défunt époux ont constitué, le féminisme se fait une garante de la paix non seulement dans les familles mais dans  l’ensemble de la communauté.

En somme, au delà de la lutte pour les droits de la femme, le féminisme  préserve de tout temps la mère-patrie, est un facteur de développement et  une garante de la paix sociale. Il n’y a donc pas meilleur héritage aux générations à venir, particulièrement à nos garçons exposés à une culture machistes qui  tend à réduire la femme à son corps, notamment à travers une pornographie de plus en plus agressive.

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Ça tue pas Africain gros nez http://revedehaut.mondoblog.org/2019/02/26/ca-tue-africain-gros-nez/ http://revedehaut.mondoblog.org/2019/02/26/ca-tue-africain-gros-nez/#respond Tue, 26 Feb 2019 07:09:09 +0000 http://revedehaut.mondoblog.org/?p=1578 Le « Ça tue pas Africain gros nez », cette expression familière utilisée au quotidien, dans des situations compliquées, par les Africains eux-mêmes, particulièrement en Côte d'Ivoire, pour montrer leur infaillibilité, mais qui cache assez mal leur lâcheté et leur mollesse et pérennise donc bien des maux au propre et au figuré d’une société aux abois, est évoqué dans toute sa réalité dans cet extrait de son journal intime par cet adolescent ivoirien qui nous replonge par la même occasion au cœur du parler français ivoirien : le Nouchi.

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Le « Ça tue pas Africain gros nez », cette expression familière utilisée au quotidien, dans des situations compliquées, par les Africains eux-mêmes, particulièrement en Côte d’Ivoire, pour montrer leur infaillibilité, mais qui cache assez mal leur lâcheté et leur mollesse et pérennise donc bien des maux au propre et au figuré d’une société aux abois, est évoqué dans toute sa réalité dans  cet extrait de son journal intime par cet adolescent ivoirien qui nous replonge par la même occasion au cœur du parler français ivoirien : le Nouchi.

Les congés de fin d’année

Les gens ont fêté 31* (*lexique en fin de texte), congé est gbra*, school a recommencé, mais moi, yè pas pu fraya*  aussi paé actuellement yé suis gbôklô*, man. Depuis une semaine yè pas fangan*.  Moi-même yé peux pas bien broder*, mais comme yé suis habitué et puis yè envie d’écrire là, c’est pour ça yé me force. Le 26, y’a’ais commencé à chier on dirait diable. Yé vomissais aussi on dirait quand mes grandos s’en vont boire blanco* et puis ils sont trop gbé* là. Tout poulet que yè daba* le 25 là, yè même pas eu le temps de digérer ça, yè tout vomi et puis tout chié un coup. Y’étais devenu feuhh*.

Â, le cœur de ma komôte* était mort hè. On m’a bombé* très tôt pour m’envoyer à l’hôpital,  kaba-kaba*. Là-bas, docteur dit c’est les bactéries qui m’ont fait chier con’en. Ma madré pensait que c’était battérie de voiture, elle était gné’gué* et puis son rognon était bien chaud contre moi : « Dabali* de dôme* là suffit pas, c’est batterie, il s’en va  gbô* main’nant », elle a kiaille*. Si docteur n’avait pas gbaé*  là, elle allait même pas sciencer*, elle allait m’engager* pour mettre dessus, hein. Docteur a dit non, elle n’a qu’à blêblê*, c’est pas batterie de voiture, c’est microbe. Si c’était batterie-là, j’allais douffe* très tôt. La komôte*  a compris ; elle avait un peu honte aussi, mais ma santé lui faisait plus mal que la honte. Mes kakolis* en speed   et mes kassements* de tuyaux avaient tué son cœur,  tellement y’étais devenu feuhh, les gens pensaient que y’allais kreuh*.

On dit ya full de gens qui ont douffe, ou bien qui étaient gbôklô*,  les petits bakrômans* là surtout. Moi, mon luck, on m’a vite gnou* pour m’envoyer à l’hôpital, sinon actuellement, peut-être que y’étais en train de brodé à droite de Jésus.

Des môgônis* en béze* ont dit dans journal parlé que c’est choléra qui avait fait sale* comme ça. Ils ont commencé à gbaer que c’est paé Babi* est sale que ya eu maladie là. Nous-mêmes, dans nô quarrer SICOGIE là, l’eau de caca coule jusqu’ennnnnn, personne le calcule aussi,  après l’eau là même a honte et puis ça arrête seul de couler. Mais ça dure avant que ça s’arrête hè. Quand ça coule con’en, devant ya des tanties du quarrer qui vendent gbofloto*,  zéh*, plékéite*, blissi*, bred avec microni, tout ça. Moi-même, mes komôtes vendent à coté aussi. Ya des môgô-malhères* même du quarrer qui alignent briques dedans. Toi, tu veux passer, tu payes grô* (25F), aller, grô, retour. Si tu veux pas payer, c’est que tu ‘as walk dans l’eau de caca là genre Johnny Walker. Lui, c’est le par-te-nai-re d’un de nos vié-pères du quarrer. Il peut gbagboter* Babi*-Korhogo aller-retour, sans yôhi*. Si tu veux pas walk  dans l’eau de caca aussi, et puis tu veux pas payer leur jeton, et puis tu veux pas aller passer ailleurs aussi, donc faut avoir force, fangan, houmien. Mais faut être prêt dèh, paé dans discours* là même dé’à, les noucis* (voyous) là vont te maga*tapé et puis grouper sur toi pour te botter non, tu vas prendre drap que c’est  pour eux que trou de caca là est bouché.

Quand l’eau de caca là coule con’en, les tontons du quarrer vont voir le maire, il n’aquà venir déboucher trou de caca là. Ils disent quand ils arrivent là-bas, Maire là dit, ha, c’est pas lui qui doit faire ça, ils n’onquà aller voir société qui nous gère l’eau là, eux c’est leur bobidjo* qui est là. Quand ils foncent là-bas, les môgôs là aussi disent eux, ça ment trop sur eux paé État n’a pas lah* leur jeton depuis 1900 tchoé tchoé, et puis d’ailleurs, si on regarde bien même, c’est pas eux qui doivent faire ça là aussi. Ils n’onquà aller voir le last-des-maires* de Babi, c’est lui qui gère les ways* con’en. Mais lui-même, tu n’as pas besoin de foncer dans son bureau pour le voir, télévision là, c’est pour eux. Il est dé’a sorti dedans depuiiis pour tchapa* que gnanman-gnanman-salité* qui gbé* Babi, l’eau de caca qui coule, tout ça, lui c’est pas son travail. C’est travail de maire, d’aillère même, ya ministre de gnangnan-gnanman-salité et puis l’eau de caca main’nant. Donc ils n’onquà aller se plaindre  chez ministre là que l’eau de caca et puis gnanman-gnanman-salité a gbé leur quarrer*.

Babi même qui schlengue con’en là, yé sais même pas pourquoi on appelle ça Babi. Les létchois* même qui sont brêzo*  là, ils sont plus clean que les môgô qui disent, eux ils sont des balbis* ou bien des balfaires*, yé sais pas quoi là.

Last-des-maires de Babi là gbaille* encore que, et puis d’aillère même si Babi est sale là, lui, c’est pas sa faute. Quand môgô là gbaille con’en, moi, ça me fait rice* paé si on veut bien voir même, Babi n’a jamais été sale. C’est les môgôs qui disent ils sont à Babi là qui sont sales. Et puis lui, last-des-maires là, lui avec tout son gbonhi*,  tous les dangereux-môgôs* dans pays là qui se blaguent que eux, ils ont jeton là, c’est eux-mêmes les premiers et puis les plus sales même. En plus de ça, ils sont malho* encore pour mettre dessus paé nous, nô facture de l’eau, mes grandos, ça ment sur* eux comment comment, ça là, ils ont toujours payé. Gbofloto*, placali*, piment, blissi*, zé*, APF* (Attiéké Poisson Fumé), tout ça que les komôtes avec les tanties du quarrer là vendent au bord de la route pour avoir un peu de gbringbrins* pour soigner maladie de 10 heures et puis 16 heures de leurs enfants, et puis pour se buy un morceau de fanci là, et puis à cau’ de ça on coupe billets pour leur donner, et puis elles-mêmes, ça ne les enjaille pas mais elles payent jeton de billet là quand même. Et puis yé sais que tous les gens qui sont comme nous là payent leurs factures, et puis les dioulatchès* avec les dioulamoussos* payent leur billet aussi. Donc là là, qui paye pas pour lui, et puis on va dire non, c’est paé ya pas jeton pour rendre le coin pro, clean, que c’est sale con’en ? Eux ils savent ce qu’ils font avec nô jeton là ho. Des  derniers-cris*  de noucis con’en ! C’est pour buy les lasts de kotché* pour  eux et puis leur chrome* (petites amis), et puis comme nous, on est bête là, on va les regarder pour dire : « Tchié, le vié-père là ou bien la vieille-mère là a dékrou*, hein. Il a ça sur lui quoi ! ». Ôpiiiiiiii !, c’est  le vié-père là a krou* le pière*  pour buy voiture tellement c’est un volère houai. Des gnatas* con’en ! Si c’est moi qui avais jeton comme eux là, c’est avion y’allais buy pour aller me fongnon* chez les whaïtis*.

Mais, est-ce que les môgôs-malhères* peuvent buy avion pour aller se fongnon dans pays de whaïtis ? Qui va les calculer là-bas ?  Et puis whaïtis même, ils sont pas dans les mélan’ements*, quèquin qui a jeton un coup con’en là, c’est pas jalousie ho, mais ils vont le faire pot*, et puis ils vont lui demander : « un frère, toi, ti fabriques pas laléh*, ti joues pas ballon, ti vends pas PS, ti n’as pas usine, ti n’est parent de Bill Gate, comment ti as fait pour avoir ton jeton là et puis à cause de ça on peut pas respirer dans pays là ? » Donc c’est mieux, les môgônis vont buy hammer, maybach, pagani zonda, zender, baracouda, tout ça, pour venir grê  ça sur nos routes gbôlô gbôlô* là. Et puis les toho-toho*, ça c’est nous là,  on va être gné’gué*  quand on va les voir. Les gens mêmes n’ont pas honte quoi : eux seuls, ils ont jeton pendant que tous le monde est galère.

D’ailleurs même, ils vont avoir honte pourquoi ? En ce moment, ils n’ont pas volé leur jeton là, ou bien ?  Si ils devaient avoir honte même, c’était au moment où ils volaient ou bien quand ils se jouaient les malhô pour avoir jeton là. Et puis encore si ça ne les gêne pas quand c’est eux seuls qui ont jeton, moi, yé comprends pourquoi. C’est parce que eux, ils marchent entre eux, gens qui ont jeton… Quels gens qui a jeton ? Entre eux volères ouai… Donc comme ils marchent entre eux volère qui ont jeton, ils se disent c’est tout le monde  qui vole et qui a jeton là. Et puis si ils sont en drap*  qu’autour d’eux, ya des gens qui sont quedalleux* là, ils vont calculer ceux là pourquoi ? Parce que c’est jeton qui doit être pour ceux-là même qu’ils ont pris pour remplir leur ventre.

Quand le lasso-des-maires de Babi là a fini de chier pour les tontons du quarrer là, les tontons là disent, eux-mêmes, ils étaient en drap depuis longtemps que bobidjo de môgô là dans pays là, c’est porter béze cafard blanc on dirait les noucis de l’enfer là ; c’est porter aussi chapeau des môgôs de la mafia, et puis attraper canne pour jouer les gourous. Tchourrrrrr, quel bon gourou même ? Un gourou en bois ouai ! Son bobidjo encore, c’est être parrain dans anniversaire des petits gos* et puis dans funest*. Les tontons là  sont  dégba*, ils disent que c’est pas eux ho, les maires là, leur bosse, et puis les ministres là, c’est eux-mêmes les tontons-là leur propre kpakpatoya* qui les fait se promener dans bureau des gens ils ont voté pour  leur gbaer de venir faire travail que eux-mêmes ils avaient promis de faire dans campagne.

Ils disent que Papa Romeo,… les tontons là disent lui qu’ils ont surnommé con’en là, on dit pas son nom dèh, paé son vrai nom là, c’est comme fétiche ; toi ti n’es pas prêt, et puis ti cherches pas palabre, faut pas te tromper pour dire son nom là, en tout cas faut pas te tromper pour dire son nom si tu parles mal de lui ; donc les tontons là disent que Papa Roméo a créé poste de lasso des maires de Babi et puis de ministre de gnanman-gnanman-salité* et puis l’eau de caca là cadeau pour ses bons petit, sinon eux, ils comprennent pas,  des gens  qui font pas leur travail comme ça là,  Papa Romeo peut pas le gbra*  même. On sait jamais, peut-être eux, ils cherchent femme pour lui waha, on sait pas.

Parmi les tontons là, ya n’en qui sont en boule. Ça chauffe tellement leur cœur que ils  sont djaouli* pour aller organiser marche en bas de fenêtre de Papa Romeo pour aller chier pour lui un peu. Mais les autres tontons soyés* là, les distra’ères* là, ceux qui aiment affaire de Papa Romeo avec son gbonhi* là, les plai’entin con ‘en, ils disent que c’est pas la peine, que souffrance là, eux-mêmes, ils sont habitués à ça depuis avant avant, donc c’est pas marche qui va changer quelque chose ; C’est mieux ils vont rester au quarrer pour jouer dame que d’aller gbagboter* kdo et puis on va les gazer, et puis les battrer ou bien les matterrazi pour mettre dessus.  Et puis ils terminent en disant : « D’aillère même, l’eau de caca, salité, tout ça là, ça tue pas Africain gros nez ! »

Eux, ce qu’ils savent pas, c’est que Africain là, c’est pas gros nez, chez Blanc même ya gros nez.  Mais Africain là, c’est son mind façon là qui fait et puis on l’appelle Africain gros nez. À  cau’ de ça même parmi Blanc même là, ya Africain gros nez aussi. Donc les tontons soyé là disent à la fin que l’eau de caca, saleté, tout ça là, ça tue pas Africain gros nez ho ! C’est dans ça aussi on est main’nant là, ya des gens qui ont kreuh* cadeau.

 

Lexique

31 (Saint Sylvestre)

gbra  (fini)

fraya (partir)

gbôklô (souffrant)

yè pas fangan (suis fable)

broder (écrire)

blanco (bangui)

sont trop gbé (saoulés)

daba (mangé)

feuhh(faible).

komôte (mère)

bombé (saisi)

kaba-kaba (dare-dare).

était gnégué (étonné)

Dabali (nourriture)

dôme (maison)

gbô (manger)

kiaille (crier)

gbaé (parlé)

sciencer (réfléchir)

engager (gifler)

blêbê (doucement),

douffe (rendre l’âme)

komôte (mère)

Kakolis en speed (diarrhées)

kassements de tuyaux (vomissements)

kreuh (mourir).

gbôklô (malade),

bakrômans (enfants de la rue)

gnou (pris)

môgônis (gens) béze (veste)

faire sale (faire des dégâts)

gbofloto (beignets),

zéh (attièké),

plékéite (placali),

blissi (banane braisé),

môgô-malhères (voyou)

grô (25F)

Babi (Abidjan)

gbagboter (marcher)

sans yôhi (sans férir).

discours (discussion)

noucis (voyous)

maga (surprendre)

bobidjo (tâche)

lah (payer)

last-des-maires (le gouverneur)

Babi (Abidjan),

ways (affaires)

tchapa (baragouiner)

gnanman-gnanman saleté (ordure)

gbé (encombre)

létchois (villageois)

brêzo (« civilisé »)

balbis, balfaires (frimeurs),

dangereux-môgôs (autorité)

gbaille (dire)

rice ((rire)

malho (malhonnête)

mentir sur (broyer du noir)

APF (Attiéké Poisson Fumé)

gbringbrins (argent)

dioulatchès (commerçant)

dioulamoussos (commmerçantes)

derniers-cris (les plus grands)

chromes (petites amis),

dékrou (faire un grand achat)

krou (détourné, caché)

le pière (argent)

gnatas (idiots)

fongnon (frimer)

whaïtis (Blancs).

mélan’ements (contradictions),

faire pot (assoir)

laléh (téléphone portable)

grê (rouler)

gbôlô-gbôlô (défoncé)

toho-toho (bêta),

gné’gué (émerveillé)

en drap (savoir)

quedalleux (pauvre)

petits gos (copines)

funest (funéraille).

dégba (déçus),

kpakpato-ya (commérage)

gbaer (dire)

gbra (virer)

djaouli (motivés)

soyé (traitres, lâches)

distra’ères (plaisantins)

gbonhi(clan)

 

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En politique africaine, la meilleure place du dauphin, c’est derrière le requin http://revedehaut.mondoblog.org/2019/02/20/politique-africaine-meilleure-place-dauphin-cest-derriere-requin/ http://revedehaut.mondoblog.org/2019/02/20/politique-africaine-meilleure-place-dauphin-cest-derriere-requin/#comments Wed, 20 Feb 2019 07:09:06 +0000 http://revedehaut.mondoblog.org/?p=1565 Avec la désignation par Joseph Kabila de son successeur en RDC, la politique africaine s’est enrichie du terme de dauphin. Ce mot n’y était certes pas courant, mais les individus qui l’incarnent, eux, sont présents depuis des lustres.

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Avec la désignation par Joseph Kabila de son successeur à la candidature à la présidentielle en RDC, la politique africaine s’est enrichie du terme de dauphin. Ce mot n’y était certes pas courant, mais les individus qui l’incarnent, eux, sont présents depuis des lustres. Seulement, ne demandez pas aux dauphins de passer sur le devant la scène car ils préfèrent rester dans l’ombre, derrière le requin, cette personnalité importante et imposante à qui ils sont supposés succéder. Cette « humilité » sans bornes a bien ses raisons.

Couronne. Cc Wikimedia commons

  • Le pouvoir de la gérontocratie

Bien que l’Afrique d’aujourd’hui se veuille moderne et que ses dirigeants aient fait leurs études en Occident ou, comme Alassane Ouattara, y aient réalisé la grande partie de leur carrière professionnelle, les pouvoirs « démocratiques » africains, aussi surprenant que cela puisse paraitre, demeurent un prolongement des pouvoirs villageois africains.

Ces pouvoirs, comme au village, sont ceux des vieux. De l’Algérie au Zimbabwe en passant par la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Cameroun, le Nigeria, le Congo Brazzaville, etc., les chefs d’État sont au moins septuagénaires. Le plus inquiétant c’est que leurs opposants les plus en vue (notamment en Côte d’Ivoire) ont également le même âge. Ce qui revient à dire que c’est la même génération, celle des vieux, qui anime la vie politique de la majorité des États africains, et qui y détient donc le pouvoir.

Entre parenthèses : la relative jeunesse de certains chefs d’États africains ne les différencie pourtant pas de leurs homologues d’un certain âge. Ils sont en effet tous, jeunes et vieux présidents, animés du même esprit, celui de l’Afrique villageoise : le pouvoir sans partage ; sinon il y aurait par exemple en RDC une réelle alternance, ou même au Burundi, une alternance simplement. Finalement, jeunes et vieux dirigeants africains ne sont pas différents, incarnant tous une certaine Afrique traditionnelle.

Les pouvoirs des vieux à la tête d’États en Afrique auraient été louables s’ils ne flouaient pas les valeurs traditionnelles d’unité, de paix, de préservation des personnes et des biens. Mais il aurait été surprenant que ce n’en soit pas le contraire car ces vieux présidents, justement animés de l’esprit du village, préservent la paix, l’unité, les personnes et les biens au sein de leur propre clan au moyen des biens et services publics.  Et cela, au détriment des États modernes qu’ils dirigent, États composés de plusieurs régions, ethnies, tribus, religions, classes d’âge, voire d’individus d’origines diverses. Ces pouvoirs-là portent même atteinte aux valeurs occidentales d’intégration, d’inclusion, d’égalité des chances et de régénération qui ont présidé à leurs formations professionnelles et intellectuelles, car ces vieux ont soit fait des études, soit mené des carrières professionnelles en Occident, et souvent les deux.

Ces vieux qui verrouillent le pouvoir peuvent être identifiés comme de véritables requins, des requins de la politique. Ils sont toutefois conscients qu’ils ne resteront pas éternellement au pouvoir à cause d’obligations démocratiques, même de façade. Ils se choisissent donc des dauphins.

  • Le dauphin, un autre requin

Oui, ces sages d’Afrique, dont la sagesse ne tient qu’à leur grand âge et à la blancheur de leurs cheveux, quand ceux-ci ne sont pas noircis au yomo ou réduits à néant par le rasoir, ont pourtant des dauphins qu’ils se gardent bien de désigner (qui boit de l’eau par ses narines ?) pour ne pas légitimer et exciter certaines ambitions *:)) Marrant.

D’ailleurs, le dauphin même s’accommode très bien de ne pas être propulsé ou de ne pas se présenter de lui-même au devant de la scène, car avec le vieux, le doyen, ce requin à la tête de l’État, la meilleure place est bien derrière celui-ci.

Ce positionnement est tout à fait naturel pour le dauphin, faut éviter de se prendre un coup de mâchoire dans le dos de la part de ce requin qui ne veut pas laisser la place ; et surtout que derrière le requin, on peut se gaver en toute quiétude de ce qui déborde de sa gueule. Et puis, aussi dauphin qu’on est, on peut aussi jouer le petit requin derrière le vieux requin sans risque qu’il puisse vous demander un jour des comptes (si ce miracle se produisait*:)) Marrant) sans se compromettre lui-même. Parce qu’au fond, un requin ne met pas au monde un dauphin, mais bien un requin. Bonjour les détournements de deniers publics et les pratiques digne de la mafia, au vu et au su du vieux requin qui ne s’en émeut pas parce que ça détourne justement l’attention du petit requin du vrai pouvoir déjà occupé par lui, le requin usé,  vieillissant et sénile.

Mais attention, car dans certaines situations, comme en Côte d’Ivoire avec Guillaume Soro, il arrive que le dauphin soit fatigué de la dauphinité, se révolte,  revendique ouvertement sa requinité, et veuille se positionner en avant du vieux requin. Mais là, c’est une autre histoire.

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Le cantique des cantiques revisité pour la Saint-Valentin http://revedehaut.mondoblog.org/2019/02/11/cantique-cantiques-revisite-saint-valentin/ http://revedehaut.mondoblog.org/2019/02/11/cantique-cantiques-revisite-saint-valentin/#comments Mon, 11 Feb 2019 02:15:59 +0000 http://revedehaut.mondoblog.org/?p=1073 La graine de ton amour a germé
Sur la terre de mon cœur.

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Personnages  inédits, décor exceptionnel, mais même esprit : l’amour. La fête de la Saint-Valentin est l’occasion toute trouvée de revisiter le magnifique texte poétique du cantique des cantiques dans la Bible ; cet exaltant  dialogue amoureux entre deux amants.

https://www.google.fr/search?as_st=y&tbm=isch&hl=fr&as_q=deux+amoureux+noirs&as_epq=&as_oq=&as_eq=&cr=&as_sitesearch=&safe=images&tbs=sur:f#as_st=y&hl=fr&tbs=sur:f&tbm=isch&q=deux+amoureux+africain&imgrc=uWnSAPNB-H9hVM:

CC pixabay

Lui :

Ma Tendresse, ma Belle, ma Chérie,

tu es aussi fragile qu’un bébé ;

aussi délicate qu’une fleur ;

aussi douce que le bonheur,

mais aussi redoutable

qu’une armée rangée en bataille.

Tu es apparue dans ma vie comme l’aurore.

Tu y rayonnes comme le soleil.

Tu es le clair de lune de mes nuits.

Tu es merveille.

 

ELLE :

Tu es mon soleil !

Mon amour, mon protecteur, c’est toi !

Comme un manguier entre les arbustes,

Tel es tu, toi, mon bien-aimé, parmi les garçons.

J’ai cherché ton ombre, je m’y suis assise…

Ton fruit est d’une saveur inégalable !

Je ne m’en rassasierai jamais !

 

LUI :

Tu es ma fleur,

Tu es mon miel,

Tu es ma fontaine,

Tu es ma Reine.

J’ai ouvert le paradis de mon cœur.

Je t’y ai installée.

Je t’en ai donnée la clef.

Fais en ce que tu veux.

ELLE :

Tu es mon papillon ;

Viens te poser sur moi.

Tu es mon abeille,

Viens bitumer en moi.

Tu es ma colonie de fourmis,

Viens me savourer !

Tu es mon étalon,

Viens t’abreuver à moi !

 

LUI :

Comme un nénuphar  parmi les broussailles,

tel es tu, mon Cœur, entre toutes les filles !

Tes yeux sont grands et beaux

comme un ciel étoilé dans un univers de lait.

Ta peau est un mélange de miel, de lait et de kaolin !

Tu es éclatante de splendeur !

 

ELLE :

Mon mirador, ma tour d’ivoire à la teinte de vigueur,

Et au parfum de chaleur,

Les sofas bruniraient de jalousie devant toi.

La graine de ton amour a germé

Sur la terre de mon cœur.

Son arbre : Passion ;

Ses fruits : Respect, fidélité, désir, sacrifice.

CC public domain pictures

LUI :

Toi et Moi,

Bras dans bras,

Ensemble pour tous les pas,

Rose-Robusta,

Sourire-Ivoire

Qui illumine les soirs

De son regard daigai-arabica.

Toi et Moi

Bras dans bras,

Ensemble pour l’éternité.

 

ELLE et LUI

Oui ! ensemble pour l’éternité !

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« Jeunesse » : c’est juste un concept politique (suite) http://revedehaut.mondoblog.org/2019/02/01/jeunesse-cest-concept-politique-suite/ http://revedehaut.mondoblog.org/2019/02/01/jeunesse-cest-concept-politique-suite/#comments Fri, 01 Feb 2019 07:08:17 +0000 http://revedehaut.mondoblog.org/?p=1561 Que ces personnes qu’on appelle jeunes se détrompent, elles ne comptent pour aucun régime, sinon pour être manipulées. Parce que si on tenait à elles, on n’aurait pas besoin de crier sous tous les toits l’intérêt et l’amour qu’on leur porte à travers les manifestations qui sont organisées expressément pour elles, puisque les réelles institutions consacrées aux individus de leur tranche d’âge existent déjà. Ce sont au moins les ministères de l’éducation, de la formation technique et professionnelle, de l’enseignement supérieur, de l’emploi ainsi que les organismes publiques chargés de l’insertion professionnelle des diplômés, des chômeurs et des sans emploi. Si ces organismes et institutions étaient mieux organisés et pourvus en budgets (qui au passage sont dilapidés dans des manifestation et un ministère de la jeunesse qui n'a pas sa raison d'être), on ne parlerait pas de jeunes, Mais bien d’individus responsabilisés et responsables parce qu’ils auront été mieux outillés pour le reste de leur vie, à l’image des stars et célébrité et autres travailleurs de leur génération dont la plupart a bien bénéficié d’une formation et d’un encadrement sérieux pour être ce qu’elle est.

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Parce qu’elles sont pauvres,  les personnes qu’on appelle « jeunes » sont exposées à la manipulation de politiques démagogues et aux abois. Et ceux-ci en profitent car ils ne s’en souviennent que pour leur politique ; d’où d’ailleurs le caractère uniquement politique du concept « jeunesse ».

  • « Jeunesse« , un concept véritablement politique

En considérant encore une fois les rassemblements dédiés aux personnes qu’on regroupe sous le vocable de jeunesse,   il y a bien, et il faut le reconnaître, des individus de bonne condition sociale, et vraiment qui font  envie, parmi eux. Ceux-là en sont simplement  les organisateurs, avec la caution et les bénédictions du régime en place. Ils ne sont là que par une simple volonté politique, pas par amour pour ces jeunes qui sont supposés être leurs congénères, ou parce qu’ils appartiennent à la même génération que ceux-ci. La preuve, les rassemblements des individus de cette tranche d’âge (qu’on qualifie de jeunes) sous des régimes précédents, ces jeunes de bonne condition sociale là n’étaient pas présents. À cette époque même, ils n’avaient pas cette situation sociale qu’ils considèrent comme modèle de réussite pour ces jeunes. Et c’est  là une autre preuve qu’ils ne doivent pas leur évolution à leur catégorie sociale, mais à leur militantisme politique. Ce qui veut dire que  leur état de jeune est relégué au second plan ou n’existe pas simplement. Ici leur statut de militants politiques est mieux adapté pour les identifier.  Et quand leur état de jeune réapparaît, comme par enchantement, c’est juste un moyen de manipulation des individus de cette tranche d’âge, en raison encore une fois de leur condition de vie difficile.

Et puis à ces rassemblements là ne sont pas invitées les associations de jeunes de l’opposition.   On préfère lancer des invitations globales à l’ensemble des  jeunes sans  les étiqueter politiquement. Cette option serait louable si ce n’était pas l’exception qui confirmait la règle. Qui oserait en effet inviter son adversaire politique à sa table ? Parce que cette foule de jeunes là est bien convoitée comme réservoir de voix et pour d’autres choses encore, il faut s’épargner la concurrence.  C’est là  une preuve que ces rassemblements là sont plutôt politiques que sociaux. Et par conséquent jeunesse est plutôt un concept politique qu’une réalité sociale, d’autant plus qu’il est évoqué par le pouvoir politique pour donner l’impression à des individus d’une  certaines tranches d’âges qu’ils ont du prix à ses yeux.

Que ces personnes qu’on appelle jeunes  se détrompent, elles ne comptent pour aucun régime, sinon pour être manipulées. Parce que si on tenait à elles, on n’aurait pas besoin de crier sous tous les toits l’intérêt et l’amour qu’on leur porte à travers les manifestations qui sont organisées expressément pour elles, puisque les réelles institutions consacrées aux individus de leur tranche d’âge existent déjà. Ce sont au moins les ministères de l’éducation, de la formation technique et professionnelle, de l’enseignement supérieur, de l’emploi ainsi que les organismes publiques chargés de l’insertion professionnelle des diplômés, des chômeurs et des sans emploi. Si ces organismes et institutions étaient mieux organisés et pourvus en budgets (qui au passage sont dilapidés dans des manifestation et un ministère de la jeunesse qui n’a pas sa raison d’être), on ne parlerait pas de jeunes, Mais bien d’individus responsabilisés et responsables parce qu’ils auront été mieux outillés pour le reste de leur vie, à l’image des stars et célébrité et autres travailleurs de leur génération dont la plupart a bien bénéficié d’une formation et d’un encadrement sérieux pour être ce qu’elle est.

Une autre preuve que le terme jeunesse est juste un concept politique : il existe bien, en Côte d’Ivoire  par exemple, un ministère de la jeunesse, alors qu’il n’y a pas de ministères  de la vieillesse ou pour les personnes âgées. C’est vraiment absurde, n’est-ce pas ? Et cela d’autant plus que ne sont pas organisés des manifestations et des rassemblements pour ces vieux et vieilles.

Les institutions et manifestations pompeuses expressément crées et organisées pour la jeunesse (comme par hasard à l’approche des élections)  sont à l’origine illusoires autant que ceux pour qui elles ont été créés. Elles sont de plus discriminantes car  un individu d’un âge moins élevé qui se trouverait dans une situation de pauvreté ne mérite pas davantage de soutiens ou plus d’attentions de la part des autorités  qu’un individu d’un âge plus élevé qui serait autant indigent, tous les citoyens étant a priori égaux devant la loi.

C’est contre la pauvreté qu’il convient de lutter plutôt que pour des individus d’une tranche d’âges, si toutefois ces institutions ont été réellement créées à cette  fin. Car ils pourraient en effet être des institutions sournoises de manipulation d’individus de condition sociale précaire ou qui rêvent d’une ascension sociale fulgurante. Des associations polémiques  de jeunes qui entretiennent des liens avec ce genre d’institution en sont la preuve. Ce sont par exemple les Imbonerakure, cette milice supposée  du régime burundais, l’ancienne fameuse milice GPP (groupement patriotique pour la paix) et  les controversés jeunes patriotes du temps  du régime Gbagbo en Côte d’Ivoire. Et puis on est sans ignorer que ce sont bien ceux qu’on appelle jeune qu’on envoie en guerre.

Ce sont là autant d’arguments pour montrer que  la jeunesse est plutôt un concept politique qu’une réalité social ; de jeunes, il n’en existe que pour être manipulés par les politiques. Sinon,  les individus de cette tranche d’âge sont autant des responsables que d’autres plus âgés, d’autant plus que l’avenir est censé reposer sur eux et qu’avant tout le présent leur appartient.

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« Jeunesse » : c’est juste un concept politique (1) http://revedehaut.mondoblog.org/2019/01/31/jeunesse-cest-concept-politique-1/ http://revedehaut.mondoblog.org/2019/01/31/jeunesse-cest-concept-politique-1/#comments Thu, 31 Jan 2019 02:48:54 +0000 http://revedehaut.mondoblog.org/?p=1557 Les individus qui composent cette tranche d’âges, la plus grande part des populations des pays du tiers monde et aussi la plus vulnérable, fait l’objet de toutes les convoitises par des politiques qui voient en eux plus un véritable réservoir de voix et des individus manipulables que des personnes dont l’existence procède d’une franche planification. On ne s’en souvient donc quand on fait sa propre politique.

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La  « jeunesse » est présentée comme cette phase de l’évolution d’un individu avant l’âge adulte.  Les individus qui composent cette tranche d’âges, la plus grande part des populations des pays du tiers monde et aussi la plus vulnérable, fait l’objet de toutes les convoitises par des politiques qui voient en eux plus un véritable réservoir de voix et des individus manipulables que des personnes dont l’existence procède d’une franche planification. On ne s’en souvient donc quand on fait sa propre politique.

Garçon africain. Cc Pixabay

  • Les contradictions même au sein de ceux qu’on appelle la « jeunesse »

Il y a  en effet d’abord des individus qui normalement devraient appartenir à cette catégorie d’individus qu’on  appelle jeunes qu’on ne compte pas parmi ces derniers, ou qu’on ne voit pas quand on parle des jeunes, en raison de leur réussite sociale. Les plus en vue sont les célébrités, notamment les stars du foot. Didier Drogba, Yaya Touré, Lionel Messi, Chritiano Ronaldo, Samuel Eto’o par exemple sont-ils ou ont-il été  moins jeunes que ceux qu’on classe ou qu’on a classé  parmi ceux qu’on appelle les « jeunes » ? Évidemment pas, ils sont tous de la même génération. Et pourtant on ne  compte pas ces stars parmi la jeunesse. Soit dit en passant, le contraire serait très  embarrassant pour les régimes corrompus qui font brusquement de la jeunesse leur priorité (j’y reviendrai).

Parce que ces célébrités se trouvent à un haut niveau social, le message que je tente de faire passer peut paraître flou, je l’admets, mais on peut redescendre à un niveau social moins impressionnant. Considérons simplement les individus qui se trouvent dans cette même tranche d’âge que  ceux qu’on classe parmi les « jeunes », et qui ont un travail, une femme, des enfants ; même si ces derniers se sentent assez vigoureux et frais ou ont un âge moyen pour faire parti des  « jeunes », ils  se sentent plus, et cela va de soi, comme des  gens qui ont des responsabilités à assumer et des devoirs à honorer,  que comme des individus qui appartiennent à une certaine tranche d’âge ou à cette catégorie sociale appelée  « jeunesse ».

Il faut donc trouver un autre terme pour désigner le groupe d’individus qu’on appelle jeunesse. Et le terme qui conviendrait le mieux pour en parler, c’est bel et bien « pauvre », qui plus est lorsque à des rassemblements ou des manifestations  de jeunes, notamment les récents états généraux de la jeunesse ivoirienne, ne sont présents en grand nombre que ceux qui espèrent en tirer une situation social, en clair avoir une source de revenue pour pouvoir se prendre en charge. « Pauvre » étant, je suppose, assez dévalorisant, on pourrait le remplacer, à travers cet exercice langagier pervers dont raffolent les régimes imbus, par une expression moins honteuse, sinon plus ‘‘respectueuse’’. Les personnes en quête d’une situation sociale irait bien. Si celle-ci suffit à faire évoluer la situation de ces « pauvres », tant mieux. Mais la meilleure façon de résoudre un problème, ce n’est pas de l’édulcorer,  mais de le dévoiler dans toute sa réalité pour mieux l’affronter.

Ainsi c’est plus la situation sociale qui conditionne l’appartenance à cette catégorie sociale appelée jeunesse, que l’âge. En clair tu as beau avoir 50 ans, si « tu  n’a rien » ou « tu n’es rien »,  on te classera parmi les « jeunes », voir les enfants. De même quand tu as  20 ans et que tu as une situation sociale respectable, tu ne te sens pas jeune, mais responsable.

Et parce qu’elles sont pauvres,  les personnes qu’on appelle « jeunes » sont exposées à la manipulation de politiques démagogues et aux abois. Et ceux-ci en profitent car ils ne s’en souviennent que pour leur politique ; d’où d’ailleurs le caractère uniquement politique du concept « jeunesse ».

À suivre

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Silence, on émerge en Côte d’Ivoire http://revedehaut.mondoblog.org/2019/01/12/cote-divoire-silence-on-emerge/ http://revedehaut.mondoblog.org/2019/01/12/cote-divoire-silence-on-emerge/#comments Sat, 12 Jan 2019 12:40:25 +0000 http://revedehaut.mondoblog.org/?p=1384 Incapable de souffrir toute protestation, le régime i voit rien a plus œuvré à faire émerger le silence en Côte d’Ivoire, qu’une société plus développée et civilisée.

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Le régime ivoirien a pour projet de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020. À  moins de trois ans de cette échéance,  le constat est pourtant douloureux, car le gouvernement manie davantage le bâton que les projets.

https://www.flickr.com/photos/stephanegoue/2919680420/in/photolist-bnXZsZ-5s18gA-6oMw53-aHHPJr-9LJRr4-dNtcQ5-dNnKpa-5rTg4x-9qCT4F-5rZptN-9qDapH-urgtWQ-tuD35Y-urT39z-urSGaB-tuNd4g-9qGcLd-9qCRRP

Pour rappel

L’émergence économique en Côte d’Ivoire n’est pas un phénomène nouveau. Déjà, dans les années 1970, le miracle économique ivoirien avait eu lieu. De nombreuses infrastructures avaient vu le jour : un réseau routier important, des établissements scolaires publics dans l’ensemble des régions, des grandes écoles,  la construction de logements sociaux.

Aujourd’hui, hormis la construction du  troisième pont d’Abidjan (pont HKB) qui ne servira évidemment qu’à Abidjan, le prolongement de l’autoroute du Nord (dont le bitume est déjà dégradé)  jusqu’à Yamoussoukro et un projet de logements sociaux qui peinent à sortir de terre, la Côte d’Ivoire a du mal à faire peau neuve malgré la forte croissance économique.

Après le décès de Félix Houphouët-Boigny, en lieu et place de nouvelles infrastructures ou même de simples entretiens de celles existantes, les régimes qui se sont succédés à la tête de l’État, trop préoccupés à conserver le pouvoir, ont plus œuvré à mettre sur pied la sécurité et la répression que de mener des projets de développement.

Ainsi du temps du président Konan Bédié, la BAE (Brigade anti émeute) vit le jour. Le général Robert Guéï créa le PC Crise. Le régime de Laurent Gbagbo mit le Cecos (Centre de commandement des opérations de sécurité) sur pied. Avec le régime Ouattara, ce sont plusieurs de ces unités qui prolifèrent en ce moment : CCDO (Centre de coordination des décisions opérationnelles), FRAP (Force de recherche et d’assistance de police), GSPR (groupement de la sécurité présidentiel), force spéciale des FRCI (Force républicaine de Côte d’Ivoire) muées  en FACI (Forces armée de Côte d’Ivoire)…

L’émergence en Côte d’Ivoire s’est donc transformée en organes sécuritaires défensifs répressifs de l’État. Malgré la prolifération de toutes ces forces de sécurité, le phénomène des microbes persiste actuellement en Côte d’Ivoire. Il devient si critique que les populations d’Abidjan s’organisent en comité d’auto-défense. Cette situation sécuritaire préoccupante pose la question de l’utilité de toutes ces forces qui patrouillent pourtant dans les rue d’Abidjan, dans des véhicules blindés avec gilet pare-balle, tenues flambants neuves et fusils AK-47 bien visibles.

La situation actuelle

Cependant le front social et politique ivoirien donne un indice de ce à quoi servent ces forces :

– Les forces exécutent des opérations sous haute surveillance face à des populations très remontées devant l’incompétence du pouvoir. Ces mouvements protestent contre l’incapacité du gouvernement à réhabiliter les infrastructures essentielles (réhabilitation de route, construction d’écoles d’hôpitaux, assainissement) et à créer des emplois, à assurer la sécurité.

– Elles provoquent des affrontement entre policiers et étudiants. Les étudiants protestent contre des frais d’inscriptions élevés dans le secondaire, alors que l’école est supposée gratuite en Côte d’Ivoire.

– Elles lancent des mandats d’arrêt contre des opposants soupçonnés de déstabilisation du pouvoir. Les forces répressives veulent couper l’herbe sous les pieds aux opposants, face à l’éventuelle liberté provisoire de Laurent Gbagbo.

Les autorités refusent la moindre protestation comme s’il détenait l’exclusivité de la vérité, comme si elles avaient des choses à cacher. Elles usent d’une dissuasion maladive et d’une répression impulsive. Le régime  i voit rien a plus œuvré à faire émerger le silence en Côte d’Ivoire qu’une société mieux développée et civilisée.

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Messe pour la paix à la Cathédrale Sainte Thérèse de l’enfant Jésus de Bouaké http://revedehaut.mondoblog.org/2018/12/31/messe-paix-a-cathedrale-sainte-therese-de-lenfant-jesus-de-bouake/ http://revedehaut.mondoblog.org/2018/12/31/messe-paix-a-cathedrale-sainte-therese-de-lenfant-jesus-de-bouake/#respond Mon, 31 Dec 2018 02:24:49 +0000 http://revedehaut.mondoblog.org/?p=1553 Chacun a un rôle à jouer pour la paix, notamment les militaires dont l’Archevêque a pris l’exemple, s’interrogeant sur le rôle de ceux-ci. Alors que l’on s’attend à ce qu’ils assurent la défense du territoire contre des attaques extérieures, ils se trouvent que ce sont plutôt eux qui troublent souvent les nuits des populations, particulièrement celles de Bouaké.

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Comme traditionnellement en fin d’année, en prévision à l’année qui vient, a été célébrée ce vendredi 28 décembre, à la Cathédrale Sainte Thérèse de l’enfant Jésus de Bouaké, la messe pour la paix, présidée par le représentant du Pape François dans la région de Bouaké, l’Archevêque métropolitain Monseigneur Paul Siméon Awana, qui avait invité convoqué pour l’occasion les autorités administratives, militaires et politiques de la région ainsi que les populations. 

Avant la messe proprement dit,

l’Archevêque de Bouaké a pris soin pendant un peu plus d’une heure de rapporter et d’expliquer le message du Pape François pour la paix dans le monde. Intitulé : La bonne politique est au service de la paix, ce message rappelle  avant tout ce que doit être la mission des hommes et femmes qui se sont engagés à la gestion de la chose publique. Comme les disciples de Jésus, dans l’évangile de Luc, qui ont un devoir d’apporter la paix partout ils sont envoyé en mission (Luc 10, 5) le politique doit également  être une personne de bonne volonté éprise de paix.

En tant que tel il doit s’évertuer à mettre en œuvre la bonne politique, la politique utile, qui a justement pour fondement la paix. Le message précise que Cette bonne politique ne peut être profitable que dans un environnement pacifique, bien qu’elle soit comme une fleur fragile qui cherche à s’épanouir au milieu des pierres et de la violence, selon une citation du poète   Charles  Péguy.

Le message est plus précis quand il détaille ce que doit être la bonne politique. Elle doit en effet servir, protéger, mettre l’homme au centre de ses préoccupations. Ce sur plan, selon le message du pape expliqué par Monseigneur Awana, la bonne politique rejoint la doctrine social de l’ Église catholique. Faire de la bonne politique, c’est donc exercer un ministère de la charité. Mais, il ne s’agit pas de détourner des fonds pour ensuite se donner bonne conscience et blanchir cet argent en se laissant dans une opération de dons tout azimut et jouer ainsi au généreux.

L’archevêque précise, à partir de cet exemple, que tout individu qui se lance en  politique doit avant tout être sérieux ou  du moins il revient aux populations de donner le pouvoir aux personnes véritablement charitables, généreuse, remplies de vertus. Sur ce l’hymne à la charité dans la Bible (1Corinthien 13, 1-13) est une référence pour  reconnaître le bon politique.

Le message du pape demeure avant tout réaliste selon Monseigneur Awana, car les politiques sont des hommes et des femmes comme tout le monde, c’est-à-dire des personnes qui ont aussi des faiblesses.

À ce sujet,  le message prend soin d’identifier les vices de la politique auxquels pourrait être confronté le politicien. Ce sont la corruption, l’indifférence aux droits de l’homme, le fait de s’accrocher au pouvoir, de contraindre ses adversaires politiques à l’exile, l’exploitation illimité des ressources naturelles, le racisme, la xénophobie.  Cette adresse n’ignore pas non plus la politique vertueuse, la personne humaine doit en effet en être au centre, tout comme elle doit œuvrer pour qu’il n’y ait pas  de laissés pour compte dans les prises de décision. L’avis de chacun compte, et  dans le respect de l’opinion de l’autre. Chacun a un rôle à jouer pour la paix, notamment les militaires (présents dans l’église) dont l’Archevêque a pris l’exemple, s’interrogeant sur  le rôle de ceux-ci. Alors que l’on s’attend à ce qu’ils assurent la défense du territoire contre des attaques extérieures, ils se trouvent que ce sont plutôt eux qui troublent souvent les nuits des populations, particulièrement celles de Bouaké.  

Et quelque soit les mésententes entre les acteurs politiques, Monseigneur Awana, a lancé un retentissant : « Non à la guerre ! ». Toujours dialoguer dans le respect de l’autre, a-t-il insisté. À ce propos le message du pape prend l’exemple du texte de la création. Là où en effet le corps faiblit, l’esprit doit prendre le relais et surmonter les dissensions car c’est par lui que les clivages peuvent être dépassés, à travers notamment encore une fois le dialogue.

L’archevêque a terminé par l’explication du texte : Les béatitudes du politique, présent également dans le message du pape, mais du Cardinal François-Xavier Nguyen.

Il a conclu son exposé, qui avait véritablement une allure d’exhortation de toute la communauté de Bouaké à la paix en 2019 et au delà, en révélant qu’il rédigeait une note destinée à tous les chefs de partis politiques en Côte d’Ivoire. Il les y exhorterait à être et à faire de grands militants de la paix plutôt que à être ou à faire de grands militants de leurs partis politiques, car l’intérêt général  devrait toujours prévaloir sur les intérêts particuliers.

Après l’exposé, il a invité les incrédules, s’il y en avait,  à prendre contact avec son service de communication qui mettrait à leur disposition une copie du message du Pape  François signé sa main.

Il a ensuite présidé la messe comme convenu, entouré de l’ensemble du clergé, des religieux et religieuses de la ville de Bouaké.

 

  • Les béatitudes du politique (La charité du politique)

Heureux le politicien qui a  une haute idée et une profonde conscience de son rôle.

Heureux dont la personne reflète la crédibilité.

Heureux le politicien qui travaille pour le bien commun et non pour son propre intérêt.

Heureux le politicien qui reste fidèlement cohérent.

Heureux le politicien qui réalise l’unité.

Heureux le politicien qui s’engage dans la réalisation d’un changement radical.

Heureux le politicien qui sait écouter.

Heureux le politicien qui n’a pas peur.

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La politique ivoirienne, mieux vaut s’en marrer qu’en pleurer http://revedehaut.mondoblog.org/2018/12/27/politique-ivoirienne-mieux-vaut-sen-marrer-quen-pleurer/ http://revedehaut.mondoblog.org/2018/12/27/politique-ivoirienne-mieux-vaut-sen-marrer-quen-pleurer/#comments Thu, 27 Dec 2018 11:10:57 +0000 http://revedehaut.mondoblog.org/?p=1542 La politique ivoirienne ne finira pas de défrayer la chronique avec son lot de drames. Mais elle peut aussi, et c’est là sa particularité, faire rire, beaucoup rire même.

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La politique ivoirienne ne finira pas de défrayer la chronique avec son lot de drames. Mais elle peut aussi, et c’est là sa particularité, faire rire, beaucoup rire même.

CC : flikr.com

  • La politique en Côte d’Ivoire

D’ abord l’expression même : politique ivoirienne  est sujette à interrogation. Oui,  je me dis que ça aurait pu être la  politique en Côte d’Ivoire, genre une politique qui serait faite en notre pays selon les codes universels de la politique… Si toutefois il en existe encore, de ses codes, parce qu’avec les réseaux sociaux, de nos jours tout échappe à tout le monde ; on ne se rend par exemple compte du danger que lorsqu’on est dégommé du pouvoir par le peuple. Blaise  Comparé, l’I voit rien nouveau en sait quelque chose*:)) Marrant. Et puis, ces réseaux sociaux qui servent à mobiliser ailleurs pour des revendications sociales, comme celle des gilets jaunes en France, servent en général en Côte d’Ivoire soit à narcissismer, soit à escroquer, ou encore à critiquer. Ça critique oh, ça critique. Dans des gros français en plus, pour faire savoir depuis son Smartphone ou son clavier d’ordinateur bien assis quelque-part que si ça ment sur nous (on broie du noir) dans le pays, c’est à cause du rattrapage, sinon on connaît papier (on est instruit).

Ça critique donc,  mais ça ne propose jamais rien de nouveau pour le changement. Finalement on critique tellement Ouattara et son pouvoir à longueur de journée sur les réseaux sociaux sans jamais réellement rien proposer pour les contredire, qu’ils ont non seulement plus besoin de publicité, mais ils peuvent également continuer à se la couler douce à Assinie (station balnéaire en Côte d’Ivoire) puisqu’ils n’ont pas d’opposants pour troubler leur nuit, mais des critiqueurs, en d’autres termes des gens qui pestent parce qu’ils ne mangent pas aussi. Certains ont simplement arrêté d’aboyer quand on leur a foutu soit quelque chose dans la gueule, soit un high kick dessus.  Mais, c’est pas désolant, ça ; c’est simplement la politique ivoirienne *:)) Marrant.

  • La politique ivoirienne

L’expression la plus adaptée est donc : la politique ivoirienne. Oui, la Côte d’Ivoire a bien sa manière à elle de faire la politique, selon plusieurs stratégies dignes de quelqu’un qui n’ira jamais perdre son temps à Science po.

Il y a d’abord le  couper-décaler politique : entendez par là la transhumance en politique. À ce sujet,  interrogé par un journaliste sur la raison pour laquelle les I voient rien semblaient voir qu’il  ne séchait ses habits que là où le soleil frappe, un varan*:)) Marrantde la politique ivoirienne répondit au journaliste qui l’interrogeait si ce n’était pas de bon sens de sa part. La batterie du téléphone  dont se servait l’homme des médias pour l’enregistrement de l’entretien se déchargea automatiquement *:)) Marrant.

D’autres faiseurs de la politique, et non des moindres ont fait des jeux de reins dans tous les partis politiques qui se sont succédé au pouvoir en Côte d’Ivoire, le temps de couper (se servir) copieusement, puis de décaler (s’en aller) sans bruit, quand ce pouvoir chute, pour se recaler sans état d’âme avec le nouveau pouvoir.  Pour réussir une telle performance, ce sont évidemment aussi de grands amadoueurs. Expert en flatterie et dotés d’une grande, disons… bouche (pour ne pas donner l’impression d’insulter les gens*:)) Marrant, ils occupent donc généralement le poste de porte-parole du parti au pouvoir…  Ne suivez surtout pas mon regard, vous ne le(s) verrez pas (Je veux pas d’ennuis). Regardez plutôt à l’opposé, vous ne risquez pas de manquer cette espèce qui prolifère aisément en Côte d’Ivoire. C’est le politicus-ventrolocus-alimentlopithèque, il fait parti du patrimoine immatériel de la politique ivoirienne *:)) Marrant, bientôt homologué par l’Unesco. Et dire qu’avec ça le  tourisme ivoirien a du mal à décoller. Vas y comprendre quelque chose. *:)) Marrant

Nous avons ensuite le parasitage politique : action de créer des mouvements au sein de son parti d’origine (qui est de l’opposition) pour le compte du pouvoir…  tout en se réclamant toujours de son parti, en occupant  pourtant des postes de ministre au gouvernement  ou de président d’institution. Ça a l’air compliqué tout ça. Mais c’est bien la politique ivoirienne. Ils  ont beau être radiés de leur parti politique, ces poux politiques persistent et signent, ils en font toujours partie. Le projet est simple : trainer son partie devant le pouvoir, les pieds devant *:)) Marrant. Si ce ne sont pas des parasites politiques, on se demande bien ce que peuvent être ces politiciens dont le signe zodiac est : pou.

« Eh, poux oh, Konan Bédié,  on peut pas s’en débarrasser oh », *:)) Marrant

comme chante l’artiste Zouglou.  Ou bien ce  sont des microbes ? Les microbes de la politique ivoirienne : Des invisibles qui pensent ne pas avoir été repérés parce qu’ils se sont eux-mêmes aveuglés par les grosses black climatisées, les privilèges, le profit…

On voit par exemple au pdci (parti démocratique de Côte d’Ivoire), des mouvements se former : Sur les traces d’Houphouët-Boigny.  Cette dissidence là finira, il en va de soi, au caveau familial des Houphouët-Boigny où le vieux repose en paix jusqu’à ce qu’elle y aille troubler son repos avec ses poches pleines de petites monnaies, si toutefois y a la place pour elle là-bas *:)) Marrant.  Parce que le vieux, lui, ils faisaient pas en jetons mendiants. C’était les liasses avec lui.

Ya aussi cet autre mouvement, nouveau-né mais composé de vieux singes de la politique ivoirienne à qui on n’apprendrait pas à faire la grimace.

Ce mouvement a pour nom Pdci Renaissance. Vraiment, à voir ces vieux primates de la politique ivoiriennes qui se donnent une nouvelle naissance par ce mouvement, on imagine bien comment ils téteront, et aussi qu’ils se contenteront pas que des nichons *:)) Marrant.

« On  voit le dos du nageur »*:)) Marrant

Ce mouvement a pour pseudo : #Jesuispdci. Vraiment, ceux qui prétendent faire de la politique en Côte d’Ivoire n’ont pas froid aux yeux. Se  lancer dans le broutage (escroquerie sur le net) politique ! Faut le faire quoi. Il aurait été plus courageux de baptiser ce mouvement #JesuisCharly,  on les comprendrait moins et ce serait mieux ainsi. Comme quoi, Nos chers brouteurs n’ont pas volé le broutage. Tels vieux, tels jeunes ! Écoutez : « OH. ON N’A FORCÉ PERSONNE À MOURIR À LA TÊTE D’UN MINIsTÈRE OU D’UNE INSTITUTION DE l’ÉTAT ! *:)) MarrantRejoignez vos enfants, qui vous mettent dans le même sac que les parents honnêtes et qui sont si fiers de vous, ils vous comprendront. »

  • Le menu politique

La Côte d’Ivoire est un pays extra… : après avoir tenté l’expérience avec les régions, les ethnies, les communes, les villes, les villages, les maisons, les familles et même les noms… c’est le seul pays au monde où des mets sont associés à des partis politiques. Vous voulez une sauce rdr, on vous servira de la sauce arachide ; une sauce pdci, vous aurez droit à une sauce Djoungbré (gombo séché) ; une sauce fpi,  vous savourerez la sauce graine (pulpe de graines de palme mûres). Avant, on s’amusait à panacher sauce arachide et Djoungbré, (beurk !) mais depuis le divorce pdci # rdr, un tel mélange donne la diarrhée *:)) Marrant. En réalité, c’est un panachage qui a de tout temps fait assiéger les toilettes. Le mélange était dicté par les circonstances, la sauce graine était très lourde à l’époque*:)) Marrant.

Aux dernières nouvelles, actuellement est expérimenté le mélange  Djoungbré-sauce graine. Quelqu’un qui vit  en Côte d’Ivoire sait à quoi s’attendre après un tel mélange : UNE VRAIE SAUCE !!! *:)) Marrant. Seulement, tout dépend de qui cuisine *:)) Marrant.

  • Mathématique et politique

Et puis, c’est ahurissant, mais tous les grands intellectuels que compte la politique ivoirienne (économistes, ingénieurs, universitaire, enseignants, ésotéristes, féticheurs, devins, bonbon pasteurs  et affiliés *:)) Marrant)  sont incapables de résoudre une simple opération mentale, un petit calcul rapide… quand ils sont bien sûr au pouvoir. Bizarre, c’est là où les calculs doivent être corrects et précis pour faire évoluer le pays qu’ils sont vraiment compliqués, et quand ils sont pourtant de plus en plus élémentaires. Vous ne croyez pas ? Eh bien, faites donc l’expérience de demander au pouvoir comment est 1 + 1 par rapport 1. Il répondra automatiquement  et les poings serrés, prêt au combat : « 1et 1 est inférieur à 1 *:)) Marrant». Plus clairement, 1 poids lourd de l’opposition et le second poids lourd de l’opposition mis ensemble sont inférieurs à 1 parti au  pouvoir dont les partisans sont plus ou moins égaux avec ceux de chacun de ses opposants. Apparemment nos chers politiques des pouvoirs  en Côte d’Ivoire  n’ont jamais fait l’école primaire *:)) Marrant.

Mais le pouvoir n’a quand même par tort de dire que 1 est supérieur à 2 car il n’est pas seul non plus hein, il a avec lui : lui d’abord, lui ensuite, et lui encore (entendez ses sou-partis) sans oublier les partis politiques dont les militants ne remplissent pas une cabine téléphonique et tous les combattants de 25ème heure qui ont flairé la bonne affaire présidentielle *:)) Marrant. Le tout mis ensemble fait :

LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE.

C’est donc compréhensible qu’avec une telle dénomination et de plus aussi solennelle, le pouvoir arrive à se convaincre qu’il est plus consistant que toute l’opposition réunie. Les urnes de Grand-Bassam n’ont pas intérêt à dévoiler le contraire, elles en auront pour leur compte : toutes cassées et les bulletins de vote emportés devant les forces de l’ordre.  YA RIEN EN FACE, DEVANT C’EST MAÏS ! ON GAGNE OU ON GAGNE ! UN COUP K.O *:)) Marrant.

Ps : Synonyme de LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE : RHDP* *:)) Marrant

La politique ivoirienne est tellement pleine d’absurdités que pour s’éviter des soucis de santé, c’est donc mieux de s’en marrer que d’en pleurer. Mais attention, tout ce dont on n’avait fait que rire auparavant avait allègrement entraîner le pays dans le pire. L’histoire récente de la Côte d’Ivoire est là pour le rappeler. À bon rieur, grande douleur ! Emoji

 

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