Tous des chiens ! (1)

CC Pixabay

Derrière des individus se cachent souvent des chiens.

  • Les amis et sympathisants sont des chiens

Le chien, on le dit communément, est le meilleur ami de l’homme, plus particulièrement de son maître. Prêt à le défendre face aux agresseurs et même à sacrifier sa vie pour lui. Il y a des personnes qui témoignent une telle fidélité à un mentor. L’expression :

« chien de garde »

est très parlante à ce sujet. Il va sans dire que ces fidèles là plus que le mot lui-même sont comme des chiens. Et de tels individus, y  en a en Côte d’Ivoire, prêts à sacrifier leur vie pour un politique : leur mentor.

Comme le chien qui ne fait que défendre celui qui lui donne à manger, ces ‘‘chiens’’, militants de la première heure, ceux de la 25ème heure aussi, défendent également crocs et griffes, avec bave en complément, celui qui leur fait des faveurs ou qui représente pour eux un espoir, l’espoir de changements fantastiques dans leur vie.

Les rapports ethniques, régionaux, religieux, politiques, en somme idéologiques, motivent ces liens et les renforcent, même si quelques fois  le ‘‘chien’’ ne reçoit rien en retour de sa fidélité. La peur d’avoir à subir le pouvoir d’un individu d’une région différente, d’une autre ethnie, d’un quelconque prétendu ordre mystique, mais aussi l’espoir de devenir quelqu’un ou de remonter la pente ou même de gravir des échelons, tout ça sans fournir d’effort tout en n’ayant pas à rendre compte explique cette fidélité sans limite. Mais, le mentor a beau devenir le chef de l’administration, celle-ci ne peut recevoir que ceux qu’elle peut.

Une fois au pouvoir, le mentor, sous l’emprise du régionalisme,  du tribalisme du clanisme, pensera à ses ‘‘chiens’’,

« Un maître, dans la boucherie, n’oublie pas ses ‘‘chiens’’ dehors » : une vraie prédation ! wouoh ! wouoh ! wouoh !

Rageurs et ravageurs coups de mâchoire dans les caisses de l’État pour nourrir particulièrement un opaque fond de souveraineté.  Positionnement hargneux des deux pattes sur tel secteur de l’économie. Course poursuite contre telles autres activités, Mises à terre, maitrisées au sol, tenue par la gorge, étouffées, puis dévorées sur place ! Désossement des sociétés publiques au profit d’activités parallèles privées. Véritable carnage !

Pour tous les autres concitoyens qui ne sont pas des chiens, c’est le clientélisme : le plus offrant pourra se faire une place parmi la meute, sinon :

« Circulez, ya rien à voir ». Wouoh wouoh ! Tous des chiens !

Cette relation entre chiens est aussi appelé  le rattrapage ethnique. C’est ce système de gouvernance mesquin qui se veut, par ses idéologues à la tête de Dingo, et à l’esprit aussi, on ne peut que le reconnaître, une correction de 40 ans de mise à l’écart d’une catégorie de personnes des affaires publics en raison de leur origine régionale.

En réalité, ce système de gestion de l’administration publique, digne de l’asseau d’une meute de chiens, enragés de convoitises et puant l’incompétence,  n’est que de la simple manipulation à des fins électoralistes et prédatrices des populations de ces régions. Celles-ci ignorent malheureusement  qu’une telle gestion de leur pays, en leur nom, les expose vis-à-vis de leurs concitoyens, ces derniers subissant une discrimination à leur profit. Crime contre la citoyenneté !!! Il faut dorénavant y penser à la CPI (Cours Pénale Internationale).

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