Le chapelet du Crucifié a 3 ans : la formation

Crédit photo : Jean Christ Koffi

Trois sous-thèmes ont été abordés au cours de la formation des missionnaires de l’Éveil Missionnaire Catholique (EMC) :

1- Approche proportionnelle d’un produit : cas spécifique du chapelet du Crucifié

Le vicaire chargé de l’enseignement a judicieusement fait le rapprochement entre le chapelet du crucifié et un produit à écouler sur le marché, mais avec l’idée d’évangélisation ou d’emmener des âmes à Christ. Pour lui, avant d’aller vers les gens pour leur parler du chapelet du Crucifié, il faut l’avoir soi-même expérimenté. L’on doit en effet être un témoignage de ce qu’on dit.

En demeurant dans le parallélisme marketing et évangélisation, deux options publicitaires s’offrent aux missionnaires EMC pour faire connaître la prière du chapelet du Crucifié. Ce sont dans un premier temps le push : pousser le chapelet vers les personnes dont il peut résoudre les problèmes ;  et dans un second temps le pouls : pousser les personnes vers le chapelet. Sur ce dernier point, le prêtre a conseillé premièrement de méditer le chapelet chaque jour, au vu et au su de tous afin d’éveiller la curiosité des gens à propos de cette prière. Il a dans un second temps encouragé les missionnaires EMC à réaliser des campagnes de sensibilisation sur le chapelet du Crucifié à travers des programmes d’évangélisation spécifique avec cette prière.  L’abbé  a enfin beaucoup insisté sur le fait que  le meilleur moyen de faire connaître l’existence du chapelet du Crucifié est le bouche à oreille ;

« Vous ne devez pas vous garder d’en parler autour de vous »,

a-t-il exhorté les missionnaires présents à ce séminaire sur la prière du chapelet du Crucifié.

Ambiance studieuse Crédit photo : Jean christ Koffi

2-La nécessité de la parole de Dieu dans la vie du croyant

Ce sous-thème a été développé par le Révérend Père Degny, Professeur au grand séminaire d’Anyama (Côte d’Ivoire) et par ailleurs faisant partie de l’équipe qui a réalisé la Bible Africaine, édition 2016. Le prêtre et théologien a d’abord rappelé que la  parole de Dieu, écrite sous l’inspiration de l’Esprit Saint, s’adresse plus au cœur, à la foi qu’à la raison, même si l’intelligence est quelque fois utile pour comprendre certaines choses. Il a ensuite  insisté sur l’importance de cette  parole dans la vie du croyant. Après avoir encouragé les missionnaire EMC à lire la Bible régulièrement et méthodiquement afin de pouvoir faire face à toute les situations qui se présentent à eux lors de la mission, il a  donné un enseignement sur comment prier avec la parole de Dieu afin de porter d’abondants fruits.

Cette prière, selon l’abbé, se fait en plusieurs étapes :

1- Lire le passage biblique ; 2- Faire un rapprochement avec un autre texte similaire de la Bible ; 3- Méditer la parole ; 3- Faire un rapprochement avec sa situation ; 5- Prier de façon spontanée ; 6- délibérer, c’est-à-dire prendre la décision ; 7-Passer à l’action.

2-Le chapelet du Crucifié, un instrument ou un moyen efficace pour la nouvelle évangélisation

Ce dernier sous-thème a été développé par le révérend père Camille N’Drin, curé de la paroisse Sainte  Élisabeth de Yopougon-Ananeraie (Abidjan/Côte d’Ivoire) et par ailleurs père accompagnateur de l’Éveil Missionnaire Catholique.

Le prélat a tout de suite rappelé l’image biblique à laquelle ramène la méditation de la prière du chapelet du Crucifié. C’est en effet, selon lui, Jésus chassant du temple les commerçants et changeurs de monnaie (Jean 2, verset 15). Cette scène de la Bible, a révélé le père Camille,  se traduit spirituellement par cette action sur les personnes qui méditent le chapelet :

«  Le Seigneur prend la corde et entre dans nos vie pour en chasser ceux (les démons) qui y ont élu domicile pour faire du trafic ».

Le conférencier a rappelé aux missionnaires EMC qu’ils sont les envoyés de Jésus Christ à travers le chapelet du Crucifié. Il  a confié que le temps où le croyant courait après le prêtre pour que celui-ci prie pour lui est révolu

« car avec le chapelet du Crucifié, Jésus Christ est proche de chacun de nous pour que chacun soit libéré. Le chapelet du Crucifié libère et doit prendre sa place dans notre vie. Notre bonheur sera un moyen d’évangélisation parce que si nous respirons la joie après avoir été libéré, les gens viendront à Jésus ».

Le révérend père pour corroborer ses dires a donné avec joie deux témoignages parmi les  nombreux qui lui parviennent chaque jour au sujet du chapelet du Crucifié.

Un témoin du chapelet du Crucifié. En arrière le père accompagnateur et le président de l’EMC Crédit photo : Jean Christ Koffi

Tout d’abord celui de cette femme qui fumait beaucoup, et à l’insu de son mari. Ce dernier ne s’en est jamais rendu compte car après avoir ainsi fumé à la maison, elle utilisait des désodorisants contre l’odeur de la cigarette. Mais avec la méditation du chapelet du Crucifié, elle a non seulement depuis en horreur la cigarette, mais elle a aussi eu un deuxième enfant. Cette seconde maternité semblait auparavant impossible car elle eut lieu sept ans après la première. Cette dame désormais ne fait que parler de cette prière autour  d’elle.

Il y a ensuite le témoignage de ce jeune homme qui a obtenu du travail après avoir médité la prière du chapelet du Crucifié. Ce dernier a également conseillé  cette prière à un ami qui ne fréquente aucune confession religieuse. Après l’avoir médité lui aussi, il fut réussi au concours qu’il présentait dans une organisation internationale.

Mais le prélat a  également pris soin de mettre en garde les missionnaires EMC sur le fait que le chapelet du Crucifié n’est pas une prière magique.

« Pour bénéficier de la miséricorde de Dieu, il faut se mettre du côté de celui que nous prions, c’est à dire conformer notre vie à ses commandements, a-t-il exhorté, sans quoi, la méditation du chapelet est vaine, elle ne produira aucun fruit dans notre vie ».

Il a néanmoins encouragé les missionnaires à persévérer dans leur  mission évangélisatrice car le chapelet du Crucifié permet de rencontrer beaucoup de gens. Lui-même, en tant que prêtre de l’Église catholique, a confié  être pourtant régulièrement visité par des évangéliques et des  musulmans qui viennent soit en savoir davantage au sujet de cette prière, soit témoigner de ses bienfaits dans leur vie.

Il a enfin confirmé aux missionnaires EMC qu’ils sont dans la vérité, ils ne doivent pas se laisser décourager par les hésitations de laïcs et même du clergé à propos de la toute nouvelle prière du chapelet du Crucifié.  Leur vie fait non seulement l’expérience du chapelet du Crucifié, mais cette prière  qui est un facteur de la nouvelle évangélisation va permettre à la Côte d’Ivoire, à l’Afrique et au monde entier de faire l’expérience de Jésus vivant, a prophétisé le prélat. Cette journée de formation s’est terminée par un ministère et l’effusion du saint esprit.

Partage du déjeuner dans la fraternité Crédit photo : Jean Christ Koffi

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’avec la prière du chapelet du Crucifié, la nouvelle évangélisation n’est pas seulement une affaire du clergé, ou même des laïcs consacrés. Elle est bien une affaire du peuple de Dieu, car cette prière rend non seulement autonome spirituellement, mais elle pousse à aller vers les autres. L’on ne peut avoir bénéficié de grâces après la méditation du chapelet de Crucifié et regarder souffrir autour de soi, ou même ne pas attirer une attention positive sur soi, comme en ont témoigné les missionnaires EMC présents à cette formation.

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