La Côte d’Ivoire est un pays riche

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Or donc la Côte d’Ivoire est un pays riche. Avec dans un premier temps la modification des institutions ivoiriennes créant la 3eme République ainsi que dans un second temps la mutinerie d’ex-rebelles de l’armée régulière, et l’accession au pouvoir à leur revendication de primes, les Ivoiriens  ne peuvent que faire ce constat heureux : Or donc la Côte d’Ivoire est un pays riche. Oui #OrdonclaCôtedIvoireestunpaysriche.

Les Ivoiriens ne peuvent qu’être heureux de savoir que leur pays n’est pas pauvre. La croissance de près de 10 % depuis plusieurs années était déjà un indice. Enfin soit. Dans le même temps, ils sont écœurés de savoir que leur pays a été longtemps qualifié de pauvre. Pour quelles raisons ? Seuls les griots de la pauvreté aux pourtant interminables cortèges de 4× 4, et à l’insolant train de vie le savent : vraie sorcellerie.

Dans tous les cas, la Côte d’Ivoire est un pays riche. Sinon, comment comprendre que le régime ivoirien ait décidé de changer les institutions nationales, changement qui engagent de nouveaux frais pour l’État. En plus des cabinets du président de la République et du premier ministre, il va en effet falloir un budget pour le cabinet du vice-président, poste qui n’existait pas auparavant. En plus également de l’assemblée nationale, il va également falloir un  budget pour le sénat, chambre parlementaire qui n’existait pas non plus auparavant en Côte d’Ivoire. Ce n’est pas avec des cailloux que ces nouvelles institutions qui ont été créés alors qu’on crie à longueur de journée que le pays est pauvre ou que l’on feint cyniquement d’ignorer que le pays est riche fonctionneront.

En réalité, le pays est soudain pauvre quand il s’agit de satisfaire les besoins des citoyens dits lambda : Vraie sorcellerie.  Mais quand il s’agit de créer des postes pour contenter ses fidèles non fatigués de cumuler des responsabilités à la tête de l’État,  ce pays là en a comme par magie les moyens : Vraie confrérie. La preuve comment comprendre qu’avec le chômage ambiant, des diplômés qui ne manquent pas, plutôt que de créer de nouveaux postes d’enseignants par exemple, l’on préfère simplement former les étudiants de l’école normale supérieure dans deux spécialité à la fois. Ainsi, un future prof d’Anglais par exemple est également formé pour remplacer le prof d’éducation physique et sportive si jamais ce dernier avait un empêchement ; comme dans le même esprit, un prof  d’une certaine matière  est également formé pour enseigner une autre matière dans laquelle il n’a, à l’origine, pas de compétence. Il ne serait pas surprenant au fil du temps qu’un enseignent se retrouve à plein temps à enseigner deux matière à la fois : Vrai bricolage qui cache mal de mauvaises intentions et un manque de considération sans pareil : faire des économies sur le dos de ceux qui sont certainement trop heureux d’avoir un travail dans un pays supposé pauvre très endetté.

Un autre exemple probant : cette année le concours d’instituteur ordinaire a été suspendu pour celui d’instituteur adjoint car un instituteur ordinaire coûterait cher à l’État.  Deux instituteurs adjoints en effet valent en coût de formation et en salaire un instituteur ordinaire. Mais en réalité sur le terrain et dans les zones reculés du pays notamment, deux instituteurs adjoint formés en tant que tels feront pourtant deux instituteurs ordinaires  avec le salaire d’adjoints et la compétence d’adjoint : savant calcul de sorciers, surtout que ce poste d’instituteurs adjoints avait, à l’époque, été supprimé par le gouvernement sous prétexte que les candidats n’avaient pas le niveau. Ces derniers ont soudain le niveau en 2017 pour des raisons d’économie. A croire que la Côte d’Ivoire est dirigée par des économiseurs, peut-être des rats de la  gouvernance : grignoter ici et là sur le revenu de citoyens déjà éprouvés par la vie chère en augmentant par exemple le coût des factures d’électricité ou en créant des taxes fantaisistes, en augmentant le coût des concours si prisés d’accès à la fonction publique. Toute cette tragédie, pardon, stratégie de gouvernance afin de constituer le budget national (budget national ? mon œil ! plutôt un véritable butin du pouvoir), financer des projets, et surtout payer des dettes, notamment les primes de guerre des ex rebelles. Bonjour le cycle infernal de la pauvreté.

La grève des fonctionnaires n’en est que plus compréhensible, surtout qu’elle est elle, justifiée, et  que le gouvernement a décidé de se faire des sous sur le corps des fonctionnaires défunts qui malheureusement meurent avant d’atteindre l’âge de la retraite. La famille du défunt ne pourra en effet toucher la pension du défunt que lorsque celui-ci aura atteint les 60 ans de travail dans sa tombe, déjà que l’espérance de vie est très faible. Ainsi lorsqu’un fonctionnaire décède alors qu’il lui reste par exemple  15 ans de service, sa famille ne pourra profiter de ce qu’il a cotisé pour sa retraite que dans 15  ans lorsque l’âge de la retraite aura été atteint. Ses enfants devront se débrouiller ou attendre dans 15 ans pour continuer les cours : vrai cynisme doublé d’une véritable sorcellerie. Avec cela, on pense bêtement que les sorciers sont aux villages. Ils sont plus que jamais en ville, en costume cravate ou dans de chic tailleurs, circulant dans des cortèges de grosses cylindrés, et toute la journée soit dans leur demeure climatisée ou leur bureau climatisé, qui plus est aux frais de l’État. Celui qui grimpe dans le manguier n’a vraiment que faire avec ceux qui sont aux pieds du manguier et attendent les mangues. Les opposants d’hier ont vraiment la mémoire courte. D’ailleurs, quand l’on est obsédé par l’argent, de quoi d’autre peut-ont se souvenir ? Le drame, c’est le mutisme de la société dite civile. Normal, qui peut parler la bouche pleine, surtout lorsqu’il mange à la table du roi ?

Mais que les fonctionnaires, les chômeurs, les sans-emplois, les élèves et étudiants dont les frais d’inscription ne font que croitre au fil des ans ; en somme, que les Ivoiriens se tranquillisent ; jamais plus de soucis liés au coût élevés de la vie car la Côte d’Ivoire est un pays riche.  Et le gouvernement en donne plus que jamais la preuve avec l’accession, en un temps record et avec effets plus qu’immédiats, aux revendications  de 8000 à 8500 anciens rebelles reversés dans l’armée régulière dont chacun percevra 12 millions de francs CFA pour service rendu à …, à …, à …, aidez-moi s’il vous plaît.

Dans tous les cas le président Alassane Ouattara …, pardon l’État de Côte d’Ivoire déboursera des dizaines milliards de francs CFA pour honorer  ses engagements (Sic)  vis-à-vis des anciens insurgés, les soutiens d’alors du premier ministre Ouattara. Or donc la Côte d’Ivoire est un pays riche. Oui #OrdonclaCôtedIvoireestunpaysriche.

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