Côte d’Ivoire : circulez, y a rien à voir !

Palais de justice d'Abidjan de common wikimedia.org

Palais de justice d’Abidjan de common wikimedia.org

Le président Alassane Ouattara a affirmé que » les personnes qui ont commis des atrocités et des crimes durant la crise post-électorale seront jugées en Côte d’Ivoire quelles que soient les opinions nationales et internationales, car notre pays qui est un Etat moderne et un Etat de droit, en a la capacité ». Il ne faut donc pas s’attendre à voir ces personnes dont parle le président devant la CPI (Cour pénale internationale). Apparemment, cette annonce ne serait pas un autre coup d’éclat à l’ivoirienne*:)) Marrant.

Petit rappel historique

Le père de la nation en Côte d’Ivoire est Félix Houphouët-Boigny (1905-1993), premier président de la République (de 1960 à 1993). Homme d’une infinie sagesse et d’une générosité du même genre, il fut aussi connu comme un grand visionnaire. Il ne quitta le pouvoir qu’avec sa mort, vieux et malade. Malgré toutes les qualités qu’on lui trouvait, le décès du père fondateur, sans une alternance au préalable au pouvoir, a laissé le pays dans des conflits de succession qui l’ont plongé dans des années de crise militaro-politique.

Retour dans le présent

Contrairement au président Houphouët-Boigny, le président Alassane Ouattara, lui, ne laissera pas son pays dans une interminable crise après son passage à la tête de l’État. Et la sincère volonté de son gouvernement de faire juger en Côte d’Ivoire tous les auteurs de crimes lors de la crise postélectorale de 2010-2011 en est la preuve. On pourrait raisonnablement douter de cette volonté. Mais, les jugements, de Madame Simone Gbagbo et de ceux qu’on appelle les pro-Gbagbo devraient nous convaincre de la franchise des autorités.

La CPI peut donc passer son chemin en Côte d’Ivoire. Les autorités ivoiriennes feront aussi juger dans leur pays leurs partisans que l’on accuse d’avoir commis des crimes lors de cette fameuse crise postélectorale. Et, ce n’est pas la première fois qu’elles l’affirment. Depuis le début de son mandat, le président le martèle.

Cette parole a tellement été tenue qu’à 6 mois de la fin du mandat présidentiel, et en faisant le point, on remarque qu’il n’y a effectivement que les pro-Gbagbo qui sont passés devant la justice*:)) Marrant. Certainement que le régime a prévu son second mandat, de 2015 à 2020, pour honorer cette promesse, à moins qu’en six mois, il ne fasse ce qu’il n’a pas pu réaliser en plus de quatre ans. Ou, peut-être aurait-il finalement prévu de laisser ce brûlant dossier aux futurs dirigeants de la Côte d’Ivoire, l’administration étant une continuité ?*:)) Marrant *:( Tristesse

Dans tous les cas, personne n’ignore que faire passer devant la justice des artisans de son accession au pouvoir s’apparente à un suicide politique. Et, les autorités seraient vraiment prêtes à un tel sacrifice*:)) Marrant . Le fait que l’on n’ait l’écho d’aucune instruction, au plan national, à ce sujet en est la preuve. Tout doit certainement se faire dans le secret des dieux.*:)) Marrant *:( Tristesse

Les pressions de la communauté internationale et l’imminence des élections ne semblent pas étrangères à cette décision. Mais, les circonstances auront beau motivé nos autorités, il n’en demeure pas moins que cette décision a été prise pour naturellement éviter le jugement des pro-Ouattara par la CPI. Normal, puisqu’ aussi compétente et impartial que soit la justice ivoirienne, celle-ci ne leur fera aucun cadeau. Madame Simone Gbagbo et son beau fils Michel en savent quelque chose. Ce n’est pas le président du FPI (Front populaire ivoirien), Pascal Affi N’guessan qui dira le contraire.

Rappelons que ces trois personnalités, toutes proches de l’ancien président Laurent Gbagbo, donc opposantes au régime ivoirien, sont passées devant la justice, avec des fortunes diverses. Madame Simone Gbagbo a écopé du double de la peine requise par le parquet, soit 20 ans de prison ; son beau-fils, lui, en a pris 5. Quant au président du FPI, que les frondeurs de ce parti accusent d’être à la botte du gouvernement, il s’en est tiré avec 18 mois de condamnation avec sursis. Qui dit mieux ?

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’Ivoirien n’a aucun souci à se faire, car au regard de la détermination des autorités*:)) Marrant, la fin de l’impunité est vraiment enclenchée*:(( En pleurs. Faut-il en rire d’amertume ou en pleurer de peine ?

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