Côte d’Ivoire: Abidjan plus que jamais perle des lagunes

Avec la saison des pluies, Abidjan, la belle, la coquette, etc. mérite plus que jamais son petit nom de « perle des lagunes »

Il doit certainement se réjouir dans sa tombe, le père fondateur, car Abidjan est aujourd’hui plus que jamais ce qu’il avait fait d’elle au lendemain de l’indépendance de la Côte d’Ivoire : la perle des lagunes. son seul désarroi doit surement être que ce ne soit pas ses successeurs, disciples, héritiers, fils et assimilés qui s’en chargent, mais la nature. Ou au contraire, doit-il se réjouir que ce soit ceux-ci qui s’en chargent ? Nous le laissons à votre appréciation. Mais dans tous les cas, les personnes qui circulent dans Abidjan auront remarqué qu’après la moindre pluie (or Dieu seul sait à quel point Abidjan est arrosée, surtout cette année), il se forme ici et là sur la chaussée plusieurs démembrements de la lagune Ebrié.

 

 

crédit photo : Christ Koffi

Camion sur une voie d’Abidjan Crédit photo : Christ Koffi

 

Il ne manque plus que les poissons. Ah, nous oublions, il y a les ordures que l’eau a l’amitié de charrier pour nous en débarrasser. Merci madame Pluie.

Il ne manque plus que les bateaux. Ah, mais comment pouvons-nous oublier encore ? Il y a les automobiles. Abidjan est vraiment une ville futuriste et en plein émergeance.

Mais, excepté ceux qui n’ont pas le choix, les automobilistes les plus intrépides d’Abidjan (conducteurs de taxis communs (woro-woro) et de minibus (Gbaka)) ne s’aventureraient pas dans ces pièges à quatre roues, tant la nature a fait du très bon travail à la place des successeurs, disciples, héritiers, fils et assimilés. Mais, heureusement que ceux-là peuvent encore se rendre utiles en créant à coups de stylos magiques, et pour service rendu à la « partie », des districts, des communes, des régions, des ministères.

Et cela, ne fait qu’accroitre à la notoriété des « Abidjan » , perle des lagunes… pour le malheur des Ivoiriens.

 

2 Commentaires

    1. Effectivement. Mais le drame serait de se dire que parce que c’est général en Afrique, il faut l’accepter chez soi. Je pense qu’on doit éviter le fatalisme.

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